Éclairs de génie

L’autre jour, je me suis rendu compte que j’avais une boutique du pâtissier Christophe Adam à coté de mon travail, « L’éclair de génie », j’avais toujours voulu gouter ses fameux éclairs et c’est chose faite.

Eclairs C.Adam

J’ai donc choisi un panel représentatif, de gauche à droite :

  • Le Cassis : Crème Cassis, mascarpone, glaçage cassis, pâte de fruit cassis, éclats Gianduja, noix de pécan à la poudre de cassis. C’est vraiment une tuerie, c’est extrêmement fin, subtil, la pâte à choux est absolument divine comme pour tous ces éclairs, un mariage parfait, l’un des meilleurs éclairs que j’ai mangé.
  • Le Caramel beurre salé : La douceur du caramel au beurre salé alliée à l’onctuosité du mascarpone. C’est vraiment une excellente pâtisserie, très douce, enivrante je dirais même, bien dosée, jamais écoeurante, mais bon je suis un inconditionnel du caramel beurre salé.
  • Le Citron Yuzu : Crème citron, glaçage Yuzu, meringue suisse, streusel. Tout d’abord visuellement, c’est une vraie réussite, je le trouve très beau, et heureusement il est aussi très bon, cela m’a fait penser à une tarte au citron, c’est frais et gourmand, on en redemande.
  • Le Rouge baiser : Chocolat noir Chuao 64%, Arômes de framboises. La couleur m’avait beaucoup intrigué mais je dois dire que j’ai été un peu déçu et pourtant le chocolat Chuao est considéré comme l’un des meilleurs chocolats au monde. Déçu parce que le gout est extrêmement puissant et entêtant, c’est limite écoeurant. A réserver aux amateurs de chocolat noir très fort. Dommage.
  • Le Vanille noix de pécan : Crème vanille de Madagascar, noix de pécan caramélisées. Le gout vanille est vraiment subtil, mais il est dominé par les noix de pécan caramélisées, cela donne un heureux mélange que l’on prend beaucoup de plaisir à déguster, c’est très harmonieux.
  • Le Grand cru du mois : Chocolat gran couva 64% Origine Trinidad. Chocolat aux notes de menthe séchées et d’épices fraîches. Cet éclair est tout dans la simplicité, c’est chocolat et c’est ce qui fait toute sa force. Le chocolat gran couva de Trinidad est vraiment somptueux, c’est le chocolat exactement comme je l’aime, son arôme vous remplit la bouche, une réussite de simplicité.

Nous nous sommes donc régalés, même si c’est 2 fois plus cher que dans une boulangerie. A déguster sans retenue.

American sniper

Cet après midi, je suis allé voir American sniper, le nouveau film de Clint Eastwood et je dois dire que j’ai trouvé cela bien mais sans plus. Il est vrai que ce film met en avant le patriotisme, c’est même un film « viril » mais en même temps c’est le personnage qui est comme cela, tout le film est basé sur lui, heureusement il n’y a pas que cela, c’est aussi un film qui dénonce les conséquences de la guerre sur les soldats, tout ce gâchis humain, même si le point de vue n’est qu’américain. C’est donc un film mi figue, mi raisin, partagé entre l’éloge du patriotisme et la dénonciation de l’impact de la guerre sur l’être humain.

La Pomme d’Alan Turing

4029Ca défile en ce moment mais bon, le chômage technique aidant je viens de finir un nouveau roman, La Pomme d’Alan Turing, de Philippe Langenieux-Villard aux éditions Héloïse d’Ormesson. Ce roman mêle la biographie au romanesque sur la vie d’Alan Turing, ses études, Colossus, son homosexualité et son suicide. Le roman n’a rien de bien original mais l’intérêt se situe vraiment dans la personnalité d’Alan Turing, qui apparait comme un homme totalement incompris et qui a eu durant toute sa vie du mal à se lier aux personnes même pour une banale conversation, les gens le trouvaient bizarre et caractériel. Ca me rappelle quelqu’un…

Le roman n’a donc pour moi que ce seul intérêt, voir un peu l’intérieur d’un génie, sa souffrance et sa solitude. C’est donc un roman qui pique un peu la curiosité mais sans plus, le film sur Turing vous en apprendra autant sur sa personnalité.

Au temps de Klimt, la sécession à Vienne

klimtCet après midi, nous sommes allés voir « Au temps de Klimt, la sécession à Vienne » à la Pinacothèque et je dois dire que j’ai été un peu déçu. J’adore Klimt, c’est l’un de mes peintres préférés, j’en attendais beaucoup et au finale, je suis ressorti plus déçu qu’autre chose même si j’ai pris plaisir à revoir certaines de ses oeuvres.

Tout d’abord, les grandes oeuvres de Klimt sont absentes, Salomé et Judith (toutes 2 sublissimes) ne nous font pas oubliés le reste et pareil pour les autres peintres comme Egon Scheile que j’aime particulièrement, mais bon, je me console en me disant que j’ai déjà vu plus de 80% de leurs oeuvres dans les différents musées européens… Puis il y a la reproduction à l’échelle de la frise Beethoven (chef d’oeuvre absolu) que je trouve vraiment un peu fade à mon gout, c’est dommage.

Ensuite, ce qui m’a horripilé c’est la Pinacothèque, ce bâtiment est atrocement exiguë. Je ne sais pas ce qu’ils font mais faut absolument réagir car à chaque expo c’est pareil, il y a beaucoup trop de monde, il faut absolument limiter les entrées, cesser de mettre des tartines de texte aux endroits les plus étroits, cesser de mettre des bancs dans de toutes petites pièces et enfin cesser les audioguides car les gens s’agglutinent devant les oeuvres et non seulement on ne circule plus du tout mais on ne voit plus une grande partie des oeuvres et pourtant je fais 1m86…, surtout que Klimt nécessite souvent un certain recule pour apprécier complètement l’oeuvre.

Je ne vois pas trop l’intérêt de montrer des oeuvres si on n’a ni la place ni le temps pour les apprécier !?!

Mahomet : Le lecteur divin

51yW1F4HAML._SY344_BO1,204,203,200_Je viens de finir une nouvelle biographie, il s’agit de « Mahomet : Le lecteur divin » d’Olivier Hanne aux éditions Belin. Depuis longtemps déjà j’avais envie de lire une bio sur ce personnage mais je ne voulais pas d’une bio religieuse mais vraiment laïc sans parti pris. Ce livre est donc une sorte de portait de Muhammad ibn ‘Abdallâh, plus connu sous le nom européanisé de Mahomet (570-632), qui nous montre l’homme de sa naissance jusqu’à sa mort, on le voit jeune orphelin pauvre recueillit par son oncle dans la tribu Quraych de ses parents, élevé un temps chez les bédouins, éduqué et marié au sein de son clan à La Mecque. Puis ensuite, l’auteur essaye de nous expliquer ce que Mahomet vit au sein de son clan, sa différence sociale, puis ensuite son parcours religieux (sans parti pris, il relate juste les faits tels que les contemporains ont pu les vivre).

L’auteur nous parle de la révélation et de comment elle a été vécue à La Mecque et surtout de comment l’a vécu Mahomet, puis ensuite de ses difficultés avec les tribus et enfin de son départ pour Médine, de sa prise de pouvoir dans cette ville, de son influence grandissante dans la péninsule puis son retour à La Mecque et sa mort. Bien sur il nous parle aussi du coté religieux qui est indissociable de Mahomet mais sans entrer dans le pathos religieux totalement abscons et inintéressant pour un athée comme moi, on a l’essentiel.

Il y a 2 choses qui m’ont surpris à propos de Mahomet, tout d’abord c’est vraiment le coté social de l’Islam et du personnage, je ne le pensais pas aussi prononcer, le personnage est vraiment constamment préoccupé par les plus pauvres, sans doute est ce une conséquence de son enfance, mais je ne pensais pas ce coté si présent en Islam et dans la personne de Mahomet, ensuite c’est le coté guerrier et politique qui m’a un peu surpris, car en occident on n’est pas trop habitué à un prophète qui tue les gens par des razzias, des conquêtes ou des éliminations politiques, toutes choses qui furent dans les moeurs de son époque mais ça surprend.

Ce livre est exactement ce que je recherchais, une bio sympa qui nous parle de Mahomet et des tout débuts de l’Islam sans nous assommer avec des discours religieux et sans cacher les parties sombres du personnage. Un bon amuse gueule.

Siddhartha

siddha10Cela faisait longtemps, mais je viens de finir un roman, Siddhartha, de Hermann Hesse aux éditions Le livre de Poche. C’est un roman initiatique dans lequel nous suivons un jeune homme brahmane dans son parcours pour trouver l’illumination aux travers des samanas, de Gotama, du samsara et d’un fleuve. C’est non seulement un voyage à travers l’Inde du temps de Bouddha, qui est merveilleusement décrite, mais aussi un voyage intérieur, spirituel dans les pensées de Siddhartha.

Autant l’écriture pouvait être un peu compliquée dans Le loup des steppes, autant là l’écriture est fluide et très maitrisée, c’est un vrai bonheur de lire ce petit roman, c’est une vraie réussite, il nous donne beaucoup de plaisir. A lire.

Histoire de la Gestapo

histoire-de-la-gestapoJe viens de finir un nouveau livre d’histoire, il s’agit de l’Histoire de la Gestapo de Jacques Delarue aux éditions Fayard. Comme son nom l’indique ce livre traite de l’histoire de la Gestapo de sa création par Goering en 1933 à sa disparition en 1945. La Gestapo (Geheime StaatsPolizei : Police secrète d’État) est au départ une police de l’état de Prusse que créait Goering en 1933 pour lutter contre les ennemis des nazis puis en 1934, elle change de dimension lorsque Himmler, qui détient toutes les polices des autres états allemands, arrive à s’emparer de la Gestapo. Là il étend la Gestapo à l’ensemble du reich et avec l’aide de son bras droit, Heydrich, réforme cette police de fond en comble, puis au fur et à mesure, il va l’intégrer à tous les niveaux de la société en noyautant tous les milieux.

Plus l’état nazi gagne en puissance, plus la Gestapo gagne en puissance, elle en vient à contrôler tous les secteurs de la société, elle n’est plus définie par la loi mais par Hitler lui même, elle n’est plus soumise aux lois et à la justice ordinaire, elle a ses propres règles et elle définit elle même les ennemis de l’état, inutile de dire que cela ouvre le champ des possibles à l’infini. En 1939, elle est le noyau à partir duquel est mis sur pied le RSHA, dont j’ai souvent parlé ici et va servir de base à tout l’état totalitaire, elle sera l’un des 2 piliers du régime avec la NSDAP. A tel point qu’au final le RSHA sera un véritable état dans l’état, la Gestapo étant son organe exécutif, d’ailleurs à la toute fin, elle sera en conflit avec la Wehrmacht et c’est l’armée qui perdra le combat.

La Gestapo a oeuvré dans toute l’Europe, tous les pays se souviennent encore de cette police secrète, les pays de l’est ayant été le plus touchés par les « méthodes » de la Gestapo, qui participa pleinement aux processus génocidaire. Ce livre traite donc de l’histoire de cette police, mais aussi du RSHA et des hommes qui composèrent ces 2 organismes. L’écriture est un peu vieillotte mais c’est vraiment très intéressant, même si j’avais déjà pas mal lu sur le sujet, ce livre est donc plus fait pour des novices sur le sujet. Un livre à lire donc si on s’intéresse à la Gestapo.