DanMachi

1Gl2JCzJe viens de finir un nouvel anime DanMachi (Dungeon ni Deai wo Motomeru no wa Machigatteiru Darou ka) et je dois dire que j’ai vraiment bien aimé. C’est un anime en 13 épisodes qui parait sans prétention mais qui m’a permis de passer un très bon moment en sa compagnie. Les personnages sont attachants, surtout Bell, c’est souvent drôle, les couleurs sont sympathiques et l’histoire est intéressante. On ne se prend pas la tête. L’anime ressemble parfois un peu trop à un jeu vidéo mais Bell nous fait tout oublié, j’espère qu’il y aura une deuxième saison.

Voici le synopsis : L’histoire se déroule dans la ville d’Orario, aussi appelée Dungeon car elle renferme un sombre labyrinthe sous-terrain, où de nombreux guerriers intrépides veulent vivre dangereusement. Bell Clanel est un jeune garçon qui veut devenir plus fort après avoir été sauvé d’un minotaure par la belle Eyes Warenstein, dont il tombe éperdument amoureux. A ses côtés, Clanel peut compter sur Hestia, une divinité immature, qui est tombée amoureux de lui.

Vice versa

Cet après midi, nous sommes allés voir Vice versa au ciné et je dois dire que j’ai vraiment bien aimé. Ce dessin animé est vraiment très agréable à regarder, c’est joyeux, coloré et très drôle, j’ai trouvé le scénario simple mais très original, une vraie réussite, à voir donc pour passer un moment sympa.

Bouddha

51xYMn6BGRL._SY344_BO1,204,203,200_Je viens de finir une nouvelle biographie, il s’agit de Bouddha de Sophie Royer aux éditions Folio. Une biographie de Siddharta Gautama (563?-483? av J-C), alias Bouddha ou Sakyamuni n’est jamais facile, le personnage tient plus de la légende, c’est souvent ce qui arrive quand on vit dans une civilisation où la transmission du savoir est orale, mais il a bel et bien existé, mais les pièces biographiques relative à son époque sont quasi inexistantes.

Sophie Royer s’appuie donc sur la tradition orale puis écrite (notamment avec l’Empereur Ashoka au IIIème siècle av J-C) qui fut transmise aux cours des millénaires. Bouddha nait prince dans une république aristocratique du nord de l’Inde dans le clan des Sakyas et dans la caste des guerriers. Il sera élevé avec tout le luxe voulu comme héritier du trône, mais très tôt se prend de passion pour la spiritualité au grand dam de son père, puis à l’âge de 29 ans, il abandonne, femme, enfant et palais pour se consacrer à sa vie de moine errant.

Il va de maitre spirituel en maitre spirituel, mais il sent leurs limites et décide de partir seul comme ascète et puis un jour, à 35 ans, sous un pippal (figuier indien désigné depuis sous le nom de Bodh-Gaya, son descendant est toujours en place…) à Uruvela, il accède enfin à l’éveil complet (Bodhi), il met donc fin à son samsara. Puis il donne son premier sermon près de Bénarès où il fonde la première communauté de moines. Après sa vie n’est faite que d’enseignements auprès de tous ceux qui veulent écouter sa parole. Il meurt d’une intoxication alimentaire à 80 ans, il a donc accompli sa dernière vie, et accède à son parinirvana (extinction totale).

Ce qui est intéressant dans cette toute petite biographie, c’est que l’auteure replace le personnage historique dans son époque, celle d’une Inde du VIème siècle av J-C où foisonne de nouveaux mouvements religieux, car le brahmanisme est en crise. De plus, elle cherche à marcher géographiquement sur les pas du Bouddha, ce qui est assez intéressant car elle élague au maximum tout le fantastique et le magique pour ce concentrer sur la réalité historique, géographique et philosophique, bien que ce dernier sujet aurait pu être un peu plus travaillé je trouve, on reste un peu sur sa faim, mais il est vrai que la bouddhisme n’est pas facile à aborder pour un occidental.

Ce livre est donc un bon amuse bouche pour qui veut aborder la vie de Bouddha sans trop se creuser les méninges avec les subtilités d’une religion, alors que le message du Bouddha semble parfois on ne peut plus clair, quoique… « Soyez à vous même votre propre flambeau et votre propre refuge, ne cherchez pas d’autre refuge, ne cherchez pas d’autre lumière ».

Les frères Karamazov

9782253067078-TJe viens de finir un nouveau roman, Les frères Karamazov de Fiodor Dostoïevski aux éditions Le livre de poche. Je dois dire que j’ai vraiment bien aimé ce livre et que j’ai été vraiment très impressionné par la densité de ce livre et le nombre de sujet qu’il aborde. Les frères Karamazov sont 3, Dmitri, l’ainé, un noceur invétéré, bon vivant mais léger, Ivan, le cadet, personne secrète, très intelligent en guerre contre dieu et Alexis, très pieu, aimé de tous, qui veut se faire moine et qui est notre personnage principal. Ce roman traite donc de l’assassinat de Fédor Karamazov, leur père, et du vol de 3000 roubles, mais à vrai dire ce roman est bien plus que cela.

C’est aussi une oeuvre philosophique qui traite non seulement du crime, mais aussi de dieu, de la religion, de la rédemption, de la morale et des moeurs de la société russe de la fin du XIXème siècle et de la liberté de choix. C’est donc une oeuvre vraiment très complexe, remarquablement écrite, bien que certains passages, notamment sur la foi et dieu m’ont paru un peu long, mais bon, je suppose que Dostoïevski voulait convaincre le pauvre athée que je suis ^^ (le passage sur le grand inquisiteur est extraordinaire). Quand aux dialogues, qui aèrent bien l’oeuvre, ils sont remarquablement écrits, c’est du pur bonheur, on les dévore littéralement.

C’est donc une oeuvre complexe qu’il conviendrait de pouvoir relire plusieurs fois pour en saisir toutes les subtilités. Ce roman est un géant dans la littérature (du moins pour le peu que j’en ai lu), je suis resté stupéfait par la qualité de ce roman, par la description des êtres et des lieux, très bien ciselés, cela m’a beaucoup rappelé Balzac, mais il y ajoute sa touche personnelle, ce qui fait de Fiodor Dostoïevski un maitre incontestable du roman.

C’est vraiment plus qu’un polar comme j’ai pu le lire, c’est en même temps une oeuvre de son temps et intemporelle, un chef d’oeuvre, qui fait un état des lieux de la Russie et de son peuple, sans concession mais toujours avec bienveillance, on sent qu’Alexis est sans doute le modèle à suivre en 1880, le pur, le juste. On sent aussi que l’auteur est hanté par les thèmes qu’il aborde, surtout ceux liés à l’existence de dieu et au choix que les hommes ont vis à vis de lui (sujets hautement intéressants).

Ce roman est donc un chef d’oeuvre écrit par un auteur de génie, c’est un roman qu’il faut absolument lire.

Ex machina

Cet après mdi, nous sommes allés voir Ex machina au ciné et je dois dire que j’ai bien. C’est un film sur l’intelligence artificielle qui est très oppressant, il n’y a d’ailleurs que 4 personnages. Mais c’est bien réalisé et bien filmé, même si la fin aurait pu être un peu plus travaillée je pense, et les questions peut être de plus hautes volées au lieu de se « contenter » d’une banale histoire d’amour. C’est quand même un bon film, à voir.

Les Âmes mortes

41E32RN10KL._SL500_AA300_Dans la série des romans, je viens de finir Les Âmes mortes de Nicolas Gogol aux éditions Folio. C’est un roman assez particulier, à l’origine il devait comporter 3 parties, mais au final, la première partie est entièrement finie, la seconde n’est que fragmentaire car l’auteur a brulé son œuvre et la troisième n’a jamais vu le jour. Cela donne donc un roman particulier mais vraiment très intéressant, il dépeint les aventures de Pavel Ivanovitch Tchitchikov, un petit escroc qui achète des âmes mortes, c’est à dire des serfs qui sont morts mais encore vivants sur les registres des propriétaires avant que le recensement ne passe.

Mais à vrai dire ce roman c’est autre chose que la simple histoire d’un escroc, c’est aussi un éventail complet de la médiocrité humaine, surtout dans la première partie, où l’auteur nous décrit tout un tas de personnages peu reluisant. On pourrait un peu comparer son oeuvre à la Comédie humaine mais en un peu plus noir je trouve. A la fin de la seconde partie, on nous annonce que Tchitchikov a changé mais malheureusement, le roman s’arrête sans même avoir fini la phrase, nous n’en saurons donc pas plus, voulait il en faire une sorte de roman moraliste ou initiatique, mystère. C’est vraiment dommage que cela se termine ainsi, même si les fragments de la seconde partie ne sont pas à la hauteur de la première.

Car au final, Gogol dépeint parfaitement son univers, celui d’une Russie des années 1830, il nous immerge totalement et c’est délicat de le quitter aussi brutalement même si on sent tout de même que Gogol s’est un peu perdu dans son oeuvre, il finira d’ailleurs à moitié fou. Je vous conseille donc ce roman, un chef d’oeuvre de la littérature russe, mais attendez vous à rester sur votre faim…

Beethoven

Download-Beethoven-Bernard-Fauconnier-em-ePUB-mobi-e-pdf-400x600Je viens de finir de lire une nouvelle biographie, il s’agit de Beethoven de Bernard Fauconnier aux éditions Folio. Comme le titre l’indique, il s’agit d’une biographie sur Ludwig Van Beethoven (1770-1827) qui est pour moi mon compositeur préféré car c’est l’un des seuls qui me touche autant, je suis très réceptif à son message humaniste et universel. Ludwig nait à Bonn d’un père piètre musicien et d’une mère tuberculeuse, il n’est un secret pour personnage que son enfance n’a pas été facile, en effet, son père est ce que l’on peut appeler un raté, un alcoolique et un homme violent. Il le balada un peu comme une bête de foire tant Ludwig était un enfant doué pour le piano sans non plus être un fantastique prodige comme Mozart ce qui occasionna une éducation très sommaire. Mozart était un génie par nature alors que Beethoven est un génie par le travail.

Beethoven est aussi un enfant rebelle, rêveur et il aura tôt fait de s’émanciper de la tutelle paternelle pour mener sa propre carrière en se cherchant des mécènes. Mais le plus flagrant dans la personnalité de ce génie, c’est sa liberté, il refusera toute sa vie d’entrer dans des moules même si il sollicitera plusieurs fois des emplois de cour, chose qui n’était à mon avis absolument pas faite pour lui. Il y a plusieurs choses qui m’ont marqué dans sa vie personnelle, tout d’abord comme je le disais c’est un être libre, un esprit des Lumières, il est réputé comme étant républicain, déiste (dans un pays marqué par le catholicisme). Il refuse souvent de se soumettre aux convenances, on a souvent dit de lui qu’il fut un indompté et cela se sent dans sa musique, car elle est emplie de liberté et d’humanisme, elle est la clef qui permet à son âme d’ouvrir un univers qui embrasse l’humanité toute entière.

Ensuite, se sont ses amours, cela ne fut qu’une succession d’échecs tout au long de sa vie, il ne tomba amoureux que de femmes qui soit étaient mariées, soit étaient hors de son milieu social, il ne se maria donc jamais et n’eut pas d’enfants. Cela a beaucoup influencé sa musique, il suffit pour cela d’écouter les sonates Appassionata ou Au clair de lune. Toute sa vie il fut à le recherche de l’âme soeur et ne la trouva jamais, la vie de Beethoven est pour moi un drame. Cet homme fut, je pense, très seul dans son intérieur et pourtant sa musique est hautement humaniste, cela a du être une souffrance constante, Beethoven est un écorché vif de la vie. Père violent et soudard, déceptions amoureuses, caractère sanguin et entier voir très mauvais parfois, syphilitique (un homme a des besoins…), apparence très négligée (vêtements troués, sales et cheveux hirsutes), cela faisait déjà beaucoup, mais voilà qu’il va devenir sourd, ce qui ne va rien arrangé à son caractère et à sa tendance à la boisson, et pourtant il nous pond son oeuvre, perclus de douleurs et sourd il nous donne la neuvième symphonie, quintessence de son oeuvre, quel contraste, extraordinaire !

Beethoven était considéré à son époque comme un musicien atypique (des femmes s’évanouissaient durant ses concerts, sa musique était considérée comme violente, la cinquième symphonie fut un choc), pas vraiment classique et pas encore tout à fait dans le romantisme, il fut inclassable et il est pour moi le père du romantisme et le dernier tenant du classique, il fusionna les 2 styles et influencera toute la musique du XIXème siècle. Il rencontra Mozart, Haydn qui virent en lui un des leurs et l’un des plus éminents, Schubert adorait Beethoven et n’osa jamais l’aborder, Lizt joua même sur ses instructions devant son idole de toujours. Son style dérouta beaucoup les contemporains, on n’avait jamais rien entendu comme cela. Le jour de son enterrement, il y eut 20000 personnes mais aucun membre de la famille impériale. Ses frères et quelques « amis » le dépouillèrent du peu qu’il avait.

Quand à la biographie, son style est vraiment très moyen et je trouve que l’auteur survole un peu trop les choses et n’entre pas assez dans le détails, mais sans doute n’y a t il pas suffisamment de matériaux historiques, je ne sais pas. Mais cette bio remplit son office, elle donne un joli aperçu de ce que fut Ludwig van Beethoven, même si sa musique en dit beaucoup plus sur le vrai Beethoven. A écouter de toute urgence.