Le conquérant du monde, vie de Gengis-Khan

gengisJe viens de finir un biographie un peu spéciale, Le conquérant du monde, vie de Gengis-Khan, de René Grousset aux éditions Albin Michel. Pourquoi spéciale car on est loin des standards d’aujourd’hui, plutôt distancié, très scientifique, içi l’auteur, historien et membre de l’académie française, nous livre un conte, non une fable mais un conte. On est assis autour du feu au milieu de la steppe mongole comme dans la tradition orale et René Grousset nous raconte l’histoire de celui qui fut le conquérant du monde, Temudjin qui deviendra Gengis Khan (1162?-1227).

Temudjin est de noble ascendance, mais à la mort de son père, qui n’est que chef de tribu, il se retrouve exclu du clan avec sa famille et vivra comme il peut, il sera capturer quelques temps, s’enfuira et finira par se venger de tous ses ennemis et deviendra petit à petit un chef respecté puis après s’être mis au service de différents Khan, il sera lui même élu Khan en 1206 et unira enfin les tribus mongoles puis son expansion ne s’arrêtera plus. Gengis khan va conquérir un territoire immense, de la Mandchourie à la mer Caspienne, du sud sibérien à la frontière tibétaine (avec des incursions dans la Russie européenne et l’Ukraine), sans parler de ses successeurs qui vont plus que doubler l’empire puisque les Mongols posséderont l’empire continu le plus vaste que la terre ait porté, de la Corée à la frontière polonaise et du sud sibérien au Pakistan.

Il fut un homme impitoyable, un grand militaire, fin politique, le fléau d’Allah, il massacra et pilla énormément mais je crois qu’il est plus que cela, il fut également un homme d’honneur, droit, il fut aussi un homme qui comprit que toutes les civilisations qu’il conquit avaient beaucoup à apporter aux mongols, peuple nomade et peu lettré. L’auteur nous conte donc l’histoire de Temudjin, ses conquêtes mais aussi sa personne privée, ses aventures, ses rencontres avec ses amis, c’est un récit très vivant comme on n’en fait plus aujourd’hui (la première publication date de 1944), on sent que l’auteur aime son sujet.

C’est donc un livre que je vous recommande même si on est loin de l’esprit d’analyse des biographies d’aujourd’hui, certains pourraient la trouver incomplète et c’est sans aucun doute vrai mais on se laisse vite emporter par le talent de René Grousset.

Les Vacances du petit Nicolas

Hier soir, nous sommes allés voir Les Vacances du petit Nicolas au ciné et je dois dire que c’était plaisant. Ce n’est pas le film du siècle, mais on passe un bon moment même si je pense qu’ils auraient pu mieux travailler l’histoire, notamment les quiproquos. Je l’ai trouvé moins bien que le premier opus mais on suit ces aventures avec plaisirs.

Joukov

PHO9777cb08-1ed3-11e3-8620-6c760683b911-300x470Je viens de finir une nouvelle biographie, « Joukov, l’homme qui a vaincu Hitler » de Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri aux éditions Perrin. Comme son nom l’indique il s’agit bien d’une bio de Gueorgui Konstantinovich Joukov (1896-1974), le plus grand maréchal d’URSS et surement l’un des plus grands capitaines du XXème siècle. Il est donc né en 1896 à une centaine de kilomètres de Moscou dans un milieu très modeste (moujik), il fait très peu d’études, à peine 3 années de primaire mais devient fourreur après un apprentissage, très tot il s’engage dans l’armée du Tsar durant la première mondiale et devient cavalier, il se battra sur le front oriental et devient vite sous officier.

La révolution d’octobre arrive et sans être trop convaincu, il y voit l’opportunité dune ascension sociale. Il s’engage donc dans la révolution et la guerre civile du coté rouge et va peu à peu montrer tout le courage et le talent dont il est capable. Les années 20 constituent une période charnière dans sa vie, il va les passer non seulement à monter en grade mais aussi et surtout à se cultiver, il va lire, lire et lire, à peu près tout types d’ouvrage mais surtout ceux concernant l’art militaire et par le plus grand des hasards, il va se trouver confronter aux plus grands théoriciens de l’armée rouge, il va découvrir le nouvel art soviétique de la guerre, l’art opératif. Il passera la majeur partie des années 30 à se perfectionner aux cotés de Frounze, Chapochnikov, Toukhatchevski, Triandafillov jusqu’a ce que Staline lui offre la possibilité de montrer ses preuves en Mongolie après l’invasion japonaise, il écrase les japonais et efface la honte de 1905. Tous ces maitres et ses amis disparaissent dans les purges stalinienne qui éliminent les 3/4 des officiers et 95% des officiers généraux.

L’armée rouge est décapitée et Staline le nomme chef d’état-major général en 1941, il portera donc une part de responsabilité dans la déroute de l’armée rouge en 1941 car il n’aura pas le temps de former et refondre l’armée rouge, de plus ce travail bureaucratique ne lui correspond pas vraiment alors. Staline va faire de lui une sorte de pompiers et surtout son adjoint. On doit à Joukov non seulement l’arrêt de l’offensive allemande sur Moscou où il organise une résistance hors du commun compte tenu des moyens, mais surtout une contre offensive qui libère la capitale de l’emprise nazie, il organise également la défense de Léningrad mais aussi celle de Stalingrad, plus tard c’est encore lui qui dirigera la principale offensive sur l’Oder et sur Berlin, c’est encore lui et ses armées qui prendront Berlin, le Reichstag et la chancellerie.

Il fut un homme intelligent, entêté, orgueilleux, mais un chef militaire remarquable qui magna ses hommes avec une férocité inouïe, il ne supportait pas l’indiscipline et en fit fusiller plusieurs centaines mais au final il acquit une grande renommée comme chef de guerre. Il devint également ministre de la défense et après sa disgrâce il finit sa vie ostraciser par le régime. Il fut un travailleur infatigable, un homme honnête au franc parler légendaire qui ne dénonça personne et surtout un homme de devoir hors du commun, un amoureux de la Russie, un homme qui ne buvait pas et ne fumait pas non plus, un double exploit à l’époque, même s’il fut un coureur de jupon. Il participa avec beaucoup de volonté à la déstalinisation mais admira toute sa vie Staline, il était très droit mais en même temps il ne réussit pas à stopper le viol des allemandes lors de l’invasion et l’occupation russe (près de 2 millions de femmes furent violées).

Ce livre nous parle aussi de l’armée rouge et de la Russie que les auteurs nous montrent très fragile lors de l’invasion allemande et paranoïa lors de la victoire russe, la peur du bonapartisme. C’est donc un ouvrage très intéressant qui nous montre une image totalement nouvelle en occident de l’armée rouge de l’époque et remet dans la contexte la deuxième guerre mondiale en déplaçant son centre de gravité vers l’est. On l’ignore en général mais l’offensive principale contre l’Allemagne n’a pas été le débarquement en Normandie, mais le front Russe, durant toute la guerre l’URSS perdit plus de 26 millions de personnes, soit 40% des pertes totales, c’est à dire, environ 15 millions de civils et 11 millions de militaires alors que de leur coté les américains ont perdu (front européen et pacifique confondus) à peu près 420000 hommes, je crois que tout est dit. Le grand vainqueur de la l’Allemagne nazie est la Russie avec son plus grand capitaine Joukov, d’ailleurs Hitler ne s’y était pas trompé, la plus grosse partie de l’armée allemande et avec elle ses meilleurs troupes étaient à l’est.

Ce livre retrace l’histoire d’un moujik devenu maréchal de l’URSS bardés de médailles digne de figurer aux cotés de Souvorov et de Kouznetsov, un livre à lire donc, c’est passionnant.

Le conte de la princesse Kaguya

Cet après midi, nous sommes allés voir Le conte de la princesse Kaguya au ciné et je dois dire que j’ai bien aimé. Ce n’est pas l’anime de l’année, mais cela se suit avec beaucoup de plaisir même s’il y a quelques longueurs et que j’ai eu du mal à tirer un enseignement à ce conte si ce n’est un certain retour vers une nature idyllique. Par contre, la BO est absolument magnifique et le dessin est superbe, tout en finesse, presque en esquisse parfois, vraiment sublime, rien que pour cela il faut le voir.

Edge of tomorrow

Cet après midi, nous sommes allés voir Edge of tomorrow au ciné et je dois dire que j’ai bien aimé. Le film se suit avec beaucoup de plaisir, sans temps morts, l’histoire et l’action sont efficaces, on comprend bien les choses malgré les aller-retour temporels. C’est donc un très bon film avec Tom Cruise, à voir.

Les impressionnistes en privé

les-impressionnistes-en-prive_xlCet après midi, nous sommes allés voir Les impressionnistes en privé au musée Marmottan à Paris et je dois dire que j’ai bien aimé. Dans cette expo, on nous montre des tableaux impressionnistes qui sont habituellement dans des collections privées, c’est très rare et c’est tout l’atout de cette visite, on en prend plein les yeux. On a droit a une farandole de Monet (notamment l’incroyable Impression soleil levant qui fait parti des collections permanentes mais aussi ceux que l’on ne voit que quelques fois par siècle), de Sisley (que j’aime beaucoup, quelles couleurs, quelle lumière…), de Degas, de Caillebotte, de Pissarro, c’est vraiment une exposition remarquable, tout comme d’ailleurs le musée en lui même, on en prend plein la vue, dommage que les photos soient interdites. L’expo se finit dans un mois, alors si vous aimez les impressionnistes, je vous la conseille vivement car c’est une pure merveille et dire qu’il y en a qui ont de tels chefs d’oeuvre chez eux…

Par la suite, nous avons été voir les nouvelles salles du Louvre sur « De Louis XIV à Louis XVI, un art de vivre à la française » et je dois dire qu’il y a vraiment de très belles pièces, des meubles remarquables, mais je trouve le circuit de visite pour le moins curieux…, mais si vous aimez les pièces ou les meubles de cette époque allez y, car il y a vraiment des meubles remarquables. Et nous avons fini par le trésor de l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune, des pièces datant du moyen âge tout à fait remarquables. Ce fut donc une chaude journée à 19€ la salade… mais nous avons vu de très  belles choses :-).

Ghost stories

2014-05-14-GhostStoriesbyColdplayLe jour même de sa sortie j’ai acheté le nouvel album de Coldplay, à vrai dire je l’avais même précommandé suite à une écoute gratuite sur iTunes. Inutile de vous dire que je n’ai pas été déçu, car Ghost stories est du grand Coldplay, oui j’ose penser l’exact contraire des Inrocks. L’atmosphère est lente, mélancolique, très agréable, la voix de Chris Martin est toujours aussi sublime, l’album est donc de très bonne facture, il vous porte dans une sorte de parenthèse de plénitude dans un monde de brute. Always on my head est sublime, les autres titres sont vraiment très beaux également mais il est vrai très légèrement en dessous du premier. J’adore aussi Midnight ou A sky full of stars qui sont tous deux de sublimes chansons.

C’est donc pour moi un très bel album, un peu différent de Mylo Xyloto que j’avais également adoré. Si comme moi vous aimez Coldplay, alors je vous conseille vivement de l’acheter, c’est un très bon cru.