Beethoven

Download-Beethoven-Bernard-Fauconnier-em-ePUB-mobi-e-pdf-400x600Je viens de finir de lire une nouvelle biographie, il s’agit de Beethoven de Bernard Fauconnier aux éditions Folio. Comme le titre l’indique, il s’agit d’une biographie sur Ludwig Van Beethoven (1770-1827) qui est pour moi mon compositeur préféré car c’est l’un des seuls qui me touche autant, je suis très réceptif à son message humaniste et universel. Ludwig nait à Bonn d’un père piètre musicien et d’une mère tuberculeuse, il n’est un secret pour personnage que son enfance n’a pas été facile, en effet, son père est ce que l’on peut appeler un raté, un alcoolique et un homme violent. Il le balada un peu comme une bête de foire tant Ludwig était un enfant doué pour le piano sans non plus être un fantastique prodige comme Mozart ce qui occasionna une éducation très sommaire. Mozart était un génie par nature alors que Beethoven est un génie par le travail.

Beethoven est aussi un enfant rebelle, rêveur et il aura tôt fait de s’émanciper de la tutelle paternelle pour mener sa propre carrière en se cherchant des mécènes. Mais le plus flagrant dans la personnalité de ce génie, c’est sa liberté, il refusera toute sa vie d’entrer dans des moules même si il sollicitera plusieurs fois des emplois de cour, chose qui n’était à mon avis absolument pas faite pour lui. Il y a plusieurs choses qui m’ont marqué dans sa vie personnelle, toute d’abord comme je le disais c’est un être libre, un esprit des Lumières, il est réputé comme étant républicain, déiste (dans un pays marqué par le catholicisme). Il refuse souvent de se soumettre aux convenances, on a souvent dit de lui qu’il fut un indompté et cela se sent dans sa musique, car elle est emplie de liberté et d’humanisme, elle est la clef qui permet à son âme d’ouvrir un univers qui embrasse l’humanité toute entière.

Ensuite, se sont ses amours, cela ne fut qu’une succession d’échecs tout au long de sa vie, il ne tomba amoureux que de femmes qui soit étaient mariées, soit étaient hors de son milieu social, il ne se maria donc jamais et n’eut pas d’enfants. Cela a beaucoup influencé sa musique, il suffit pour cela d’écouter les sonates Appassionata ou Au clair de lune. Toute sa vie il fut à le recherche de l’âme soeur et ne la trouva jamais, la vie de Beethoven est pour moi un drame. Cet homme fut, je pense, très seul dans son intérieur et pourtant sa musique est hautement humaniste, cela a du être une souffrance constante, Beethoven est un écorché vif de la vie. Père violent et soudard, déceptions amoureuses, caractère sanguin et entier voir très mauvais parfois, syphilitique (un homme a des besoins…), apparence très négligée (vêtements troués, sales et cheveux hirsutes), cela faisait déjà beaucoup, mais voilà qu’il va devenir sourd, ce qui ne va rien arrangé à son caractère et à sa tendance à la boisson, et pourtant il nous pond son oeuvre, perclus de douleurs et sourd il nous donne la neuvième symphonie, quintessence de son oeuvre, quel contraste, extraordinaire !

Beethoven était considéré à son époque comme un musicien atypique (des femmes s’évanouissaient durant ses concerts, sa musique était considérée comme violente, la cinquième symphonie fut un choc), pas vraiment classique et pas encore tout à fait dans le romantisme, il fut inclassable et il est pour moi le père du romantisme et le dernier tenant du classique, il fusionna les 2 styles et influencera toute la musique du XIXème siècle. Il rencontra Mozart, Haydn qui virent en lui un des leurs et l’un des plus éminents, Schubert adorait Beethoven et n’osa jamais l’aborder, Lizt joua même sur ses instructions devant son idole de toujours. Son style dérouta beaucoup les contemporains, on n’avait jamais rien entendu comme cela. Le jour de son enterrement, il y eut 20000 personnes mais aucun membre de la famille impériale. Ses frères et quelques « amis » le dépouillèrent du peu qu’il avait.

Quand à la biographie, son style est vraiment très moyen et je trouve que l’auteur survole un peu trop les choses et n’entre pas assez dans le détails, mais sans doute n’y a t il pas suffisamment de matériaux historiques, je ne sais pas. Mais cette bio remplit son office, elle donne un joli aperçu de ce que fut Ludwig van Beethoven, même si sa musique en dit beaucoup plus sur le vrai Beethoven. A écouter de toute urgence.

Magic Délirium

capitole-eric-antoine_2Ce soir, nous sommes allés voir Magic Délirium au palais des Sports et je dois dire que j’ai bien aimé, même si on a du attendre l’artiste un bon bout de temps quand même et qu’un con avait du mettre le chauffage à fond dans la salle… Comme son nom l’indique, il s’agit d’un spectacle de magie avec Eric Antoine même si au fur et à mesure on s’aperçoit qu’il y a surtout beaucoup plus d’humour. Il ne s’agit pas de grande magie, style Copperfield, mais d’une magie très interactive, remplie d’humour, parfois un peu lourd quand même… Patrick Sébastien sort de ce corps…

A vrai dire je ne pense pas que j’appellerai Eric Antoine un magicien, mais plutôt un clown (dans le sens noble du terme), un clown qui fait de la magie, c’est exactement le personnage tant il est drôle et loufoque. Il fait souvent intervenir le public, notamment les enfants, on passe donc un très bon moment à rire et à s’interroger sur les tours présentés. A voir donc.

Picasso

Musée Picasso-1Cet après nous sommes allés voir le « nouveau » musée Picasso à Paris et je dois dire qu’ils ont vraiment bien rénové ce superbe hôtel particulier même si j’ai trouvé que certains murs blancs ont déjà pris un coup dans l’aile. En semaine, il n’y avait pas grand monde et se fut parfait comme cela, on a donc eu le temps et la place pour découvrir les oeuvres. Tout d’abord, je trouve ce musée un peu froid, je ne saurais pas expliquer pourquoi mais c’est ainsi, on découvre donc les oeuvres sans trop se perdre, inutile d’chercher les très grandes tableaux de Picasso, il sont tous ailleurs mais il y a quand même de très belles oeuvres. j’ai donc pris beaucoup de plaisir à visiter ce musée.

Musée Picasso-2

Mémoires

product_9782070115839_195x320Je viens de finir les Mémoires de Charles de Gaulle aux éditions Gallimard. Ces mémoires sont incomplètes car l’auteur n’a pas eu le temps de les finir, elles se définissent donc ainsi, Mémoires de guerre de 1940 à 1946 contenant L’appel, l’unité, Le salut, et Mémoires d’espoir de 1958 à 1962 (environ) contenant Le renouveau et L’effort. On peut d’ores et déjà dire que ses mémoires sont un monument et un document historique sur la période.

« Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a, en moi, d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J’ai d’instinct, l’impression que la providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. » Telles sont les premières phrases de ce livre et je pense que tout est dit, Charles de Gaulle a la passion de la France, une passion comme seul peuvent en avoir les enfants ou les croyants et c’est justement ce que contient ce livre, La France y est comme une déesse et de Gaulle comme son grand prêtre.

Tout au long du livre, il n’a de cesse de professer la France, même alors qu’il n’est pas grand chose, la France occupent toutes ses pensées, tous ses actes, je n’ai presque jamais lu cela, chaque pas est déterminé par la grandeur de la France et cette grandeur est quasiment dans toutes les pages, il possède une conviction pour ne pas dire une foi époustouflante, c’est tout simplement remarquable, il faudrait lire Churchill, Clemenceau ou Bonaparte pour avoir une telle croyance en la France et encore n’est elle que parcellaire.

Ce livre expose bien entendu le point de vue du général de Gaulle, quelques fois tourné à son avantage sans parler de quelques omissions, mais aussi et surtout sa vision de la France car il s’agit bien d’une vision, vision de la défaite, vision d’une république honnie, vision que la France n’est pas Vichy, vision de la reconquête de l’Empire (comme si cela aller de soit), vision de l’après guerre, de la IVème et de la Vème république, de la décolonisation, vision de la destinée éminente et exceptionnelle de la France.

Quel travail accompli tout de même durant la guerre, l’appel du 18 juin, la reconquête avec quelques morceaux d’hommes d’une partie de l’Empire et surtout, il a imposé la France à tous. Un pays qui subit une déroute complète, un gouvernement complice des nazis et il réussit le tour de force de faire admettre la résistance française, de faire admettre des corps d’armées français dans les unités combattantes alliés, de faire admettre l’administration par la France libre des morceaux d’Empire qu’elle occupe, de participer à Overlord et Anvil Dragoon et de prouver notamment au Mont Cassin l’excellence remarquable du soldat français, où les alliés eux même le reconnaissance. Et il impose la France libre à Roosevelt, il impose la France à la bataille de France puis d’Allemagne, il impose la France comme quatrième puissance allié au grand dam des allemands lors de la signature de la reddition, il impose la France lors de la création de l’ONU et du célèbre droit de veto. La France redevient grande après s’être vautrée dans la fange.

Outre la grandeur, il y expose aussi ses idées politiques, celle de plus de justice sociale, d’un pouvoir exécutif fort et maudit à jamais tous le système des assemblées des IIIème et IVème républiques qui ne conduit selon lui qu’à la décadence et à la médiocrité, comment lui donner tord. Mais surtout ce que je retiens et qui est en relation avec le dégout du parlementarisme, c’est son idée de la participation, il ne s’agit pas de l’ersatz que l’on peut voir dans certaines entreprises, sa conception à lui s’étend à beaucoup de domaine, à l’administration par exemple ou aux collectivités locales, ça ressemble étrangement, je trouve, à ce que certains évoquent dans leur démocratie de proximité.

J’ai donc trouvé la fin du livre très intéressante tout en restant sur ma faim, car ses idées n’y sont pas développées (il est mort avant le pauvre, d’ailleurs on le sent usé), notamment celle de la fusion du Sénat et du Conseil économique et social, car oui la constitution de la Vème république n’a pas été achevée par la général de Gaulle, il y avait tant à faire. Durant ma lecture je n’ai pas pu m’empêcher de faire une comparaison avec nos hommes politiques et le constat est amère, aucun ne tient la route, aucun n’a la hauteur de vue nécessaire et la volonté inébranlable pour ne pas dire la foi en la France.

Le livre est un peu celui d’un professeur qui veut enseigner la foi en la France, alors si vous voulez lire un monstre sacré du XXème siècle, n’hésitez pas.

La tête haute

Cet après midi, nous sommes allés voir La tête haute au ciné et je dois dire que j’ai bien aimé. C’est un film « social » sur un ado, Malony, en totale perdition, d’ailleurs je pense que la plupart des personnages sont en perdition, la mère de Malony, les éducateurs, etc… Ce film pourrait quasiment être un reportage sur la justice des mineurs et ses difficultés, mais il reste centrer sur Malony, ado qui ne communique que par la violence surtout lorsqu’il s’agit d’exprimer ses émotions, Rod Paradot est absolument incroyable dans le rôle de Malony, c’est une véritable révélation. Un film à voir donc.

Pentax K-3

pentax-k-3-test-review-620pxOn vient de m’offrir un nouvel appareil photo en remplacement de mon ancien K-m, le K-3. Je dois tout de suite dire que les 2 appareils n’ont pas grand chose à voir entre eux, là où finalement tout était assez simple sur le K-m, tout se complique j’ai envie de dire sur le K-3.

Voici pour la technique :

  • Capteur CMOS 24 MP stabilisé sans filtre passe-bas
  • Boîtier tropicalisé avec 92 joints de protection, et c’est vraiment très important car avec le K-m, j’avais plein de poussières qui rentraient et je devais tout corriger avec un logiciel, cela me prenait un temps infini, et puis nettoyer le capteur manuellement est toujours quelque chose de très délicat…
  • Capteur de lumière RGB 86 000 pixels
  • Cadence rafale de 8.3 images/sec
  • Ecran LCD 3,2’’, 1037K points
  • Fonction avancée anti-moiré (filtre AA intégré)
  • Double slot SD
  • Module AS SAFOX 11 avec 27 collimateurs
  • Vidéo Full HD
  • HDR + Live view
  • Monté avec un objectif Pentax smc DA 18-135mm f/3.5-5.6 ED AL [IF] DC WR
  • Batterie Pentax D-LI90 (fini les piles)

Dès la prise en main, on sent que le K-3 est plus imposant que le K-m et surtout plus lourd (K-m + Tamron 18-200mm XR Di II: 1,05Kg contre 1,40Kg pour le K-3 objectif monté), mais on sent que le K-3 est moins « amateur » que le K-m, il a d’ailleurs un second écran LCD monochrome sur le dessus et qui vous donne les principales infos sur la photo. Le K-3 est composé de plein de bouton partout, on peut absolument réglé tous ce que l’on veut, il y a même des réglages de mode de photo que l’on peut définir soi même et enregistrer, ce qui est très appréciable je trouve. Par contre il est vrai qu’il faut s’y connaitre quand même pas mal pour pouvoir exploiter cet appareil à fond et j’avoue que ce n’est pas mon cas même si je ne suis plus un novice. Je révise donc certaines parties, surtout en basse luminosité car mon K-m en était incapable et j’utilisais un bon vieux smartphone où il n’y a rien à faire, là avec cette appareil, je peux de nouveau prendre des photos en faible luminosité par exemple et c’est vraiment très appréciable.

Le K-3 possède vraiment une très grosse puissance, il a l’air d’être à l’aise partout, pas de patinage de l’AF, l’utilisateur peut aussi bien être encadré que laisser libre, l’appareil se plie aisément à sa volonté (je dis ça car avec le K-m, j’avais eu quelques difficultés). Le mode vidéo est vraiment bluffant, ça marche très bien, les photos sont vraiment magnifiques aussi bien en intérieur qu’en extérieur, même si je ne prétends pas être un photographe amateur mais un simple bricoleur, je suis assez content de ce que je fais et je sais surtout que j’ai encore pas mal de marge de progression et j’en suis content, le K-3 m’offre cela.

J’aime bien le grand écran, la molette de réglage que l’on peut enfin bloquer (ce qui évite de la dérégler quand on range et sort l’appareil), le silence de la mécanique, les 2 slots, par contre comme défaut, je trouve que cet appareil est un peu lourd, il ne possède pas de wi-fi (il faudrait mettre une carte wi-fi hors de prix et limitée, dans un slot) et il n’a pas non plus de GPS intégré et ça c’est vraiment dommage je trouve, surtout que le jour où on me l’a offert, Pentax présentait le K-3 II avec le GPS intégré…, quand à l’autonomie, je n’ai pas encore pu la tester entièrement, sinon petit bug dans le firmware (1.20) il a parfois du mal à lire les photos présentes sur la carte. Je suis donc très content de mon nouveau joujou, par contre il me faut une nouvelle sacoche, l’autre est devenue trop petite ^^.

Le corps dans la Grèce antique

BM_03Ce week-end, nous sommes allés voir Le corps dans la Grèce antique au British Muséum et je dois dire que j’ai bien aimé. Toutes les oeuvres sont d’une remarquable beauté même si j’avoue les avoir, je pense, toutes déjà vu que ce soit au British Muséum, au Vatican ou ailleurs, mais c’est une jolie exposition, dommage que je n’ai pas pu prendre de photo, car il y a vraiment de très belles pièces. C’est donc une succession de marbre ou de bronze de l’antiquité et de la renaissance, la différenciation des 2 est parfois très subtil.

Par contre 2 gros bémols pour moi, tout d’abord le prix, 16.50£, soit 22,30€, ce qui est atrocement cher, ensuite la taille de l’expo, c’est vraiment tout petit, on fait trop vite le tour.