Préhistoire de la violence et de la guerre

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Je viens de finir un livre au sujet très intéressant, il s’agit de Préhistoire de la violence et de la guerre par Marylène Patou-Mathis aux éditions Odile Jacob. Depuis toujours, nous avons quasiment tous appris que la violence est un caractère inné de l’homme, on nous a toujours représenté l’Homme préhistorique comme un sauvage ultra violent sans foi ni loi et pourtant ce livre nous démontre le contraire, il nous délivre de la vision très XIXè siècle que l’on nous a enseigné au collège. L’auteure nous retrace l’histoire de la science de la préhistoire et nous montre les différentes théories qui ont émaillé les 150 ans de cette recherche sous l’angle de la violence et de la guerre.

J’ai trouvé le propos et les questionnements vraiment très intéressant, je trouve que se sont des sujets passionnants, mais dans ce livre je dois dire que c’est parfois un peu mal traité dans le sens où l’auteure nous abreuve souvent de termes techniques propres à sa science, certes il y a un glossaire mais je trouve cela parfois ennuyeux, sans compter qu’il faut parfois posséder un bon bagage philosophique pour pénétrer pleinement dans certaines théories. Mais c’est un bon livre car ces questions sont essentielles, l’Homme est il violent par nature, la guerre est elle dans nos gènes ? L’auteure nous dit clairement non pour la guerre, car d’après les études de sites préhistoriques, la guerre apparait vraiment au néolithique avec la sédentarisation et le passage d’une culture matrilinéaire à une culture patriarcale et ce sujet précisément est extrêmement intéressant car j’ai envie de dire que ce changement change absolument tout et nous influence encore aujourd’hui.

Quand à la violence, elle fait le distinguo entre la violence en elle même et l’agressivité, l’agressivité serait naturelle à l’Homme mais non la violence, elle s’appuie également sur plusieurs études et sur plusieurs sites du paléolithique (période qui précède le néolithique) pour décrire quelques morts violentes qui seraient dues à des sacrifices ou du cannibalisme, mais il n’y a rien d’organiser. Elle pense même comme apparemment la majorité de ses collègues que l’entraide entre groupes d’hommes était même la norme afin de survivre. Les hommes de la préhistoire étaient donc beaucoup plus civilisés que nous le pensions, voir même parfois un peu plus que nous vu de la rareté des conflits…

C’st donc un livre vraiment très intéressant qui change radicalement le point de vue que je pouvais avoir de cette période (bon faut dire que mon opinion datait de collège…) et met fin à toutes les caricatures sur ces hommes, c’est un livre à lire, car cela nous interroge sur notre avenir.

Divergente

Cet après midi, nous sommes allés voir Divergente au cinéma et je dois dire que j’ai bien aimé. Le début de l’histoire est assez intéressant mais je trouve que cela se dilue un peu à près, si il y a une suite, j’espère que cela se compliquera un peu. Pour ma part, j’ai trouvé le film un peu trop long, le milieu étant assez lent, mais vraiment divertissant, mais je suis tout de même resté un peu sur ma « fin », j’espère qu’il y aura une suite. Un bon popcorn movie donc, avec un super beau gosse.

Freddie Mercury

freddie-mercury-selim-rauerJe viens de finir une biographie, celle de Farrokh Bulsara, alias Freddie Mercury, de Selim Rauer aux éditions Fayard. J’ai bien aimé ce livre même s’il est loin de tout reproche, à vrai dire, il se découpe en 3 parties, mais il n’y a que la seconde partie qui soit assez mal traitée car cela fait vraiment très people et ça m’a assez ennuyé de lire cela, heureusement que les 2 autres parties sont beaucoup plus intéressantes.

L’auteur nous raconte donc la vie de celui qui fut Farrokh Bulsara (1946-1991), alias Freddie Mercury, le chanteur et leader du groupe de rock Queen. Farrokh Bulsara est né à Zanzibar (petite ile au large de la Tanzanie) mais sa famille est d’origine perse car ils font partis du peuple Parsi, de confession Zoroastrienne, qui a fuit l’avancée musulmane au VIIIè siècle je crois. Son père était un fonctionnaire de l’empire britannique et bénéficiait d’une bonne situation mais très tôt Farrokh est envoyé en pension en Inde dans un pensionnat très « british » d’où il ressortira sans diplôme, non qu’il soit un mauvais élève mais il se serait apparemment fait renvoyer suite à une histoire de relation homosexuelle. C’est un enfant qui montre déjà des talents certains pour la musique et l’art en général (il dessine très bien) mais qui reste secret avec les gens.

Suite à la décolonisation sa famille se retrouve à Londres mais au bas de l’échelle sociale et Freddie poursuit des études en art dont il sort diplômé, il traine beaucoup dans les milieux artistiques de Londres et fini par essayer d’intégrer des groupes de musique, il va finir par en intégrer un qui va très vite devenir Queen. Quelques années plus tard ils connaissent le succès et leur ascension devient vertigineuse. Ce qui m’a frappé c’est qu’il fut toujours convaincu qu’il serait une star de la musique, il crut contre vents et marées en son étoile et à sa vision du rock, il consacra toute sa vie à la musique.

Ensuite l’auteur enchaine avec le carrière de Freddie Mercury et de Queen, les succès, les boites de nuits, l’alcool, les drogues, le sexe, les shows, l’art, etc… Freddie Mercury tomba fou amoureux de Mary, oui une femme, mais il fréquenta toujours les hommes, Mary fut sa meilleure amie, sa confidente, c’est elle qui a hérité d’ailleurs de sa fortune. Puis il enchaina les hommes, beaucoup, beaucoup d’hommes. Freddie Mercury apparait comme un homme secret, se livrant peu, pouvant être d’un grand égoïsme mais aussi d’une grande générosité, toute sa vie il fut entouré de beaucoup hommes, la plupart furent des amants d’une nuit ou de quelques mois, cela a constitué une sorte de famille, de clan autour de lui, tout à sa dévotion. Il apparait aussi comme une homme fragile et très seul, non pas seul véritablement mais seul dans son coeur, pour ma part je pense que c’est lié à la séparation d’avec sa famille quand il était enfant et à son refus intérieur d’assumer pleinement ce qu’il était, du moins c’est ce qui transparait dans cette biographie.

La dernière partie du livre est consacré à sa maladie, le sida, et cela est assez touchant, on y voit un homme qui a dévoré la vie par les 2 bouts, qui se retrouve affaibli, amaigri, n’étant plus que l’ombre de lui même mais qui continue à faire ce qu’il fait le mieux au monde, composer et chanter et il chantera véritablement jusqu’au bout alors qu’il était quasi aveugle et ne marchait plus, Queen produisit d’ailleurs à mon avis ses meilleurs albums. Selim Rauer se livre donc à une bio assez touchante mais je suis resté sur ma faim, car bien souvent il est trop complaisant avec son sujet, il reste souvent à la surface des choses, alors je ne sais pas si c’est du à son style ou au manque de matériaux biographiques (ceux qui ont connu Freddie dans l’intimité n’ont toujours pas parlé…) mais parfois c’est un peu trop people, c’est dommage.

Vous l’aurez deviné, j’aime Queen, j’adore Queen, c’est pour moi le plus grand groupe de rock au monde, leur oeuvre est sublime et c’est je pense la meilleure bio de Freddie Mercury, surtout les 4 derniers albums que j’aime particulièrement.

Hōzuki no Reitetsu

55913lPuisque c’est la fin de saison pour les animes, voici encore une fin, celle de Hōzuki no Reitetsu, un anime en 13 épisodes. J’ai vraiment beaucoup aimé cet anime même si la première partie de la saison est meilleure que la seconde, je l’ai trouvé décalé, vraiment drôle. On passe un bon moment à suivre les aventures de Hôzuki (ou Hoozuki parfois ??), bras droit du dieu des enfers qui est à la tête de l’administration, c’est décalé, drôle, et l’on se rend compte finalement que cette administration n’est bien souvent pas très éloignée de la notre ^^. Le générique de début est vraiment excellent, et les graphismes sont agréables, je vous le conseille donc, cela procure un vrai bon moment de détente. J’espère qu’il y aura une saison 2.

Voici le synopsis : L’histoire nous entraîne dans la vie quotidienne de Hoozuki, adjoint de Yama le Roi des Enfers dont l’administration est divisée en 272 services. Calme, mais sadique, il tente de résoudre les différents problèmes se déroulant en enfer.

Sekai seifuku, le complot de Zvezda

sekaiseifukukeyVoici encore un anime de 12 épisodes de fini, « Sekai seifuku, le complot de Zvezda ». Et je dois dire que j’ai vraiment aimé cet anime, car il est complètement déjanté, je dirais même complètement con, mais on se laisse vite gagner par les personnages tous plus loufoques les uns que les autres. Je ne parle même pas de l’histoire, celle de la conquête du monde et de leurs ennemis, que j’ai trouvé très drôle, j’ai moi aussi été conquis par Dame Venera. Les graphismes sont très jolis, très colorés, l’histoire est spéciale, mais si vous avez encore une âme d’enfant cela passera, pour ma part j’ai vraiment bien aimé, c’est décalé, c’est drôle, à voir donc. J’espère qu’il y aura une deuxième saison. Que la lumière de Zvezda resplendisse sur le monde entier.

Voici le synopsis : Jimon Asuta est un collégien qui vient de s’enfuir de chez lui. Alors qu’il tarde à rentrer dans un magasin pour acheter de quoi manger, le couvre feu citadin retentit et le laisse seul avec deux pauvres manjû bon marché. Errant dans les rues, Jimon est forcé de se cacher lorsqu’une équipe de patrouille arrive à proximité de lui, mais alors qu’il attendait le bon moment pour reprendre sa route nocturne il fait la « rencontre » d’une fillette étalée sur le sol, sur le point de mourir de faim. Elle se revendique chef d’une société secrète démoniaque : Zvezda.

S’en suit alors pas mal d’événements délirants…

Magi: the kingdom of magic

Show-1La saison 2 de cet anime, Magi: the kingdom of magic, vient de se terminer et je dois dire que j’aime vraiment beaucoup cette série.  L’histoire est celle d’Aladin et des ses amis qui cherchent à vaincre les forces du mal, je résume assez vite mais c’est vraiment un anime où l’on retrouve des combats, mais surtout l’amitié , c’est vraiment excellent. Les graphismes sont assez jolis, l’histoire est pleine de rebondissement malgré un début un peu long, mais pleins de mystères. On passe donc de très bons moment en regardant Magi, je vous le conseille vivement.

Voici le synopsis de la saison 1 : Aladin est un jeune garçon étrange qui ne se sépare jamais de sa flûte. En effet, elle abrite Ugo, un Djinn à la force surpuissante. Aladin va faire la connaissance d’Ali Baba qui voit en cette flûte magique un chemin rapide vers la fortune et la gloire. Assez rapidement, Aladin découvre qu’il est un Magi, un magicien qui choisit les rois qui gouverneront. Il est né pour choisir les hommes qui suivront le droit chemin et luttant contre ceux qui veulent changer le destin.

La vie devant soi

la-vie-devant-soiJe viens de finir un roman qui a reçu le prix Goncourt en 1975, La vie devant soi, de Romain Gary (publié sous le pseudo d’Emile Ajar) aux éditions Folio. Ce roman raconte l’histoire d’amour entre Momo, un petit garçon arabe et Madame Rosa, une vieille femme juive, l’auteur nous entraine dans le récit de Momo sur son enfance, sur ses pensées, sur le lieux de son enfance au milieu des travesties, des prostituées, des proxénètes, des enfants de putes, des africains, des maghrébins, des juifs. C’est aussi bien l’histoire de Madame Rosa qui garde les enfants de putes avec ses peurs d’ancienne déportée que l’histoire de Momo 10 ans qui essaye de comprendre la vie et surtout l’amour, car c’est je pense l’un des thèmes du livre, l’amour, car Madame Rosa n’a pas d’enfant et Momo n’a pas de parents.

L’autre thème du livre est aussi la déportation, peut on revenir vivant de la déportation ? Momo est confronté aux peurs de Madame Rosa toutes liées à la déportation qu’il affrontera jusqu’à la mort de cette dernière dans son « trou juif ». Momo nous parle avec son langage d’enfant des rues, le roman n’adopte pas un style littéraire, et tant mieux, cela nous fait vraiment entré dans la tête de Momo, avec ses mots de travers et ses drôles d’expression qui nous paraissent tellement étrange mais aussi tellement pleine de bon sens. Il est tantôt drôle, tantôt émouvant, ce personnage est celui d’un altruisme désintéressé, d’une banalité du bien qui contraste avec la banalité du mal d’un Eichmann (j’aime beaucoup cette phrase tirée d’une critique de l’oeuvre, elle est si vraie). Momo est d’une innocence touchante et d’un amour immense qui m’a bouleversé, on se surprend à rire et à être triste avec lui.

Je m’arrêterai là, lisez le plutôt, c’est vraiment un très très bon roman, j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire.