Tatoueurs, Tatoués

50c27579feHier après midi, nous sommes allés voir l’expo Tatoueurs, Tatoués au quai Branly et je dois dire que j’ai bien aimé. Cette expo retrace l’histoire du tatouage continent par continent, on peut donc y voir des modèles de tatouage, des photos anciennes de tatoués, des explications sur la manière (moderne et traditionnelle) de tatoués, des parties de corps siliconnés tatoués et certains styles de tatouage. Par contre, je trouve qu’il y manquait la présentation des grands artistes tatoueurs d’aujourd’hui ainsi que leur travail mais également des témoignages de tatoués sur le pourquoi de leur tatouage et une présentation plus complète des différents styles de tatouage aurait vraiment été top.

A part ça, un peu plus de place n’aurait pas été un luxe et des modèles vivants de tatoués ou un tatoueur en live aurait été pas mal ^^. Une expo à voir si comme moi vous aimez le tatouage.

Le rapport Pilecki

pilecki_Je viens de finir un nouveau livre, il s’agit du rapport Pilecki, déporté volontaire à Auschwitz 1940-1943, écrit donc par Witold Pilecki aux éditions Champ Vallon. Ce livre traite donc de l’internement dans un camp de concentration de l’auteur et il nous raconte les presque 3 années où il fut prisonnier dans l’enfer d’Auschwitz. Witold Pilecki (1901-1948) est un polonais, sous lieutenant de cavalerie qui a déjà un long passé de résistant dès son plus jeune âge, et qui fut un interné volontaire à Auschwitz afin d’y former un réseau de résistance sous un nom d’emprunt, un fou diront certains, un homme hors du commun diront les autres. Il intègre le camp quelques mois après son ouverture par les nazis, il a d’ailleurs le matricule 4859, ce qui en fait un matricule assez ancien dans l’univers du camp, tout d’abord il pense fomenter des troubles puis une révolte mais il renonce tant qu’il n’a pas l’aval de la résistance de l’extérieur, bien lui en a pris car les russes qui organiseront un soulèvement dans leur camp seront quasiment tous massacrés. En 1943, se sentant en danger, il s’évade, mais durant ce temps il a pu faire parvenir des rapports à l’extérieur, informant le monde de ce qu’est Auschwitz et de la vie que l’on y mène, il ne cache rien.

C’est vraiment toute la force de ce rapport, il ne se contente pas d’un banal rapport administratif, il relate sa vie dans le camp telle une biographie, c’est passionnant du début à la fin. On suit le quotidien d’un homme pendant 3 ans, de ce qu’il a subi et de ce qu’il a vu et fait. Les brimades des Kapos, les exécutions sommaires (au pistolet, à la seringue, à coups de poings, etc…), la famine, les maladies, le travail harassant, les appels des heures dans un froid sibérien, les hommes qui tombent, tel est son quotidien, mais il n’y a pas que cela car le point fort de ce livre est de nous raconter la Vie en enfer, car elle continue, Witold Pilecki travaille dans des commandos de travail, il rit, se lie d’amitié, etc… Puis les conditions qui « s’améliorent » un peu pour les polonais à partir de 1942 (l’Allemagne a un besoin urgent de mains d’oeuvre). C’est vraiment toute la force de son récit.

Mais il n’y a pas que cela, il nous raconte aussi la camp, son administration, sa composition, la quasi improvisation pour sa construction puis la construction des autres camps. Oui à Auschwitz, il n’y eu pas qu’un camp, il y en eu plusieurs, Auschwitz, Birkenau (chambre de la mort), Monowitz (essentiellement un complexe industriel qui se servit des milliers de déportés comme des esclaves) , Witold Pilecki fut interné dans le camp le plus ancien, Auschwitz avec beaucoup de polonais (75000 mourront içi). Il nous raconte les kapos d’origine allemande (essentiellement des droits communs) ou germanique d’une cruauté sans pareil pour la plupart, il nous parle du mur de la mort et des injections de phénol dans le coeur, des gens qui sortent du camp par la cheminée, des trains entiers de juifs qui sont directement conduits au gazage, il nous raconte les « musulmans » (homme ayant totalement perdu la volonté de vivre), il nous raconte toutes les magouilles du camp, le marché noir de nourriture, de vêtements, d’or et de diamants, récupérés dans les affaires des victimes qui venaient d’être gazées.

Il ne nous cache rien et bien sur il nous parle du réseau de résistance qu’il a su monter à l’intérieur même du camp (des centaines de personnes), à vrai dire à le lire je trouve que son organisation fut plus un réseau d’entraides et de soutiens, mais après tout l’entraide dans un camp de la mort, n’est ce pas déjà de la résistance ? Un livre à lire absolument donc.

Witold Pilecki ne fut pas repris par les nazis, il participa même au soulèvement de Varsovie en 1944, mais il fut exécuté clandestinement en 1948 par le régime communiste pour espionnage et résistance… Pour moi, Witold Pilecki est un héros.

Nos étoiles contraires

Cet après midi, nous sommes allés voir Nos étoiles contraires au ciné et je dois dire que j’ai tout simplement adoré. C’est un film simple mais vraiment un très très bon film, alors oui ce n’est pas un film joyeux, les personnages principaux ont le cancer, mais l’histoire est tout simplement splendide, très émouvante, on pleure à foison pour cette histoire d’amour et pour tout dire cela m’a donné un putain de cafard, mais bon… C’est vraiment un grand film, l’un des meilleurs de l’année pour moi. Ansel Elgort explose littéralement à l’écran, il joue vraiment très bien et il illumine tout le film. C’est donc un film à voir absolument.

Les gardiens de la galaxie

Cet après midi, nous sommes allés voir les gardiens de la galaxie au ciné et j’ai trouvé cela assez ennuyeux. L’histoire tient sur un timbre poste, c’est cousu de fil blanc, les personnages sont plats, sinon j’ai beaucoup aimé la BO, mais se fut long, il est temps qu’Hollywood comprenne que des effets spéciaux et un peu d’humour ne font pas un film. A oublier.

Plus tard ou jamais

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Je viens de finir un roman « Plus tard ou jamais » d’André Aciman aux éditions de l’Olivier. Ce roman nous raconte l’histoire d’amour entre un jeune homme et un adolescent dans l’Italie des années 80. On nous narre les affres de l’adolescence et de l’incertitude d’un amour secret, on suit Elio dans les tourments de l’amour, la souffrance et la séduction mais aussi les interrogations d’une vie amoureuse. Mais le personnage le plus intéressant est à mon avis Oliver qui essaye tout d’abord de protéger l’adolescent de lui même mais qui finalement succombe à son désir.

Une immense et brève histoire d’amour se déclare alors unissant les deux hommes comme s’ils n’en faisaient qu’un et qui va les poursuivre toute leur vie. L’auteur a fait un roman très descriptif un peu à la manière de Marcel Proust, c’est donc parfois un peu long pour moi, pas assez direct mais c’est vraiment efficace, je me suis parfois un peu reconnu dans le personnage d’Oliver mais au final ce roman me laisse tout de même une impression finale de tristesse. J’ai bien aimé ces personnages qui laissent une empreinte indélébile dans nos vies, j’ai connu ces personnes auxquelles on pense toujours des années après comme si le temps s’était arrêté pour eux. Et on savoure la chance de pouvoir poursuivre une histoire avec un de ses personnages.

En résumé, c’est un bon livre sur une histoire d’amour qui ne pût se projeter dans l’avenir, à lire.

Quand on a 40 ans, on se fait plaisir !

Il y a quelques mois pour mes 40 ans j’ai décidé de me faire plaisir et je me suis payé un nouveau tatouage. Je l’avais prévu depuis pas mal de temps, ce qui m’a permis de me constituer une petite cagnotte et de trouver un joli modèle. Je voulais un tatouage du genre polynésien et lors d’un voyage au Québec, j’ai pu visiter un musée très intéressant sur les peuples amérindiens qui peuplent encore de nos jours le Canada et j’ai découvert une culture vraiment très intéressante. Ils ont des motifs de décoration vraiment superbes, j’en suis littéralement tombé amoureux, j’ai vite vu le potentiel de tatouage que cela pouvait avoir.

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