Les gardiens de la galaxie

Cet après midi, nous sommes allés voir les gardiens de la galaxie au ciné et j’ai trouvé cela assez ennuyeux. L’histoire tient sur un timbre poste, c’est cousu de fil blanc, les personnages sont plats, sinon j’ai beaucoup aimé la BO, mais se fut long, il est temps qu’Hollywood comprenne que des effets spéciaux et un peu d’humour ne font pas un film. A oublier.

Plus tard ou jamais

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Je viens de finir un roman « Plus tard ou jamais » d’André Aciman aux éditions de l’Olivier. Ce roman nous raconte l’histoire d’amour entre un jeune homme et un adolescent dans l’Italie des années 80. On nous narre les affres de l’adolescence et de l’incertitude d’un amour secret, on suit Elio dans les tourments de l’amour, la souffrance et la séduction mais aussi les interrogations d’une vie amoureuse. Mais le personnage le plus intéressant est à mon avis Oliver qui essaye tout d’abord de protéger l’adolescent de lui même mais qui finalement succombe à son désir.

Une immense et brève histoire d’amour se déclare alors unissant les deux hommes comme s’ils n’en faisaient qu’un et qui va les poursuivre toute leur vie. L’auteur a fait un roman très descriptif un peu à la manière de Marcel Proust, c’est donc parfois un peu long pour moi, pas assez direct mais c’est vraiment efficace, je me suis parfois un peu reconnu dans le personnage d’Oliver mais au final ce roman me laisse tout de même une impression finale de tristesse. J’ai bien aimé ces personnages qui laissent une empreinte indélébile dans nos vies, j’ai connu ces personnes auxquelles on pense toujours des années après comme si le temps s’était arrêté pour eux. Et on savoure la chance de pouvoir poursuivre une histoire avec un de ses personnages.

En résumé, c’est un bon livre sur une histoire d’amour qui ne pût se projeter dans l’avenir, à lire.

Quand on a 40 ans, on se fait plaisir !

Il y a quelques mois pour mes 40 ans j’ai décidé de me faire plaisir et je me suis payé un nouveau tatouage. Je l’avais prévu depuis pas mal de temps, ce qui m’a permis de me constituer une petite cagnotte et de trouver un joli modèle. Je voulais un tatouage du genre polynésien et lors d’un voyage au Québec, j’ai pu visiter un musée très intéressant sur les peuples amérindiens qui peuplent encore de nos jours le Canada et j’ai découvert une culture vraiment très intéressante. Ils ont des motifs de décoration vraiment superbes, j’en suis littéralement tombé amoureux, j’ai vite vu le potentiel de tatouage que cela pouvait avoir.

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L’homme Robespierre : Histoire d’une solitude

l-homme-robespierre---histoire-d-une-solitude-33896-250-400Je viens de finir un nouvelle biographie, L’homme Robespierre : Histoire d’une solitude de Max Gallo aux éditions Tempus. Cette bio est un portrait psycho-historique de Maximilien de Robespierre (1758-1794) et d’entrée je dis que c’est là que cela ne va pas. Comment une personne peut faire un portrait psychologique d’une personne qu’il n’a jamais rencontré, à fortiori lorsque celle çi est décédée il y a plus de 200 ans, pour moi cela tient obligatoirement de la pure spéculation voir pire de la psychologie de comptoir, psychiatre et historien sont bien 2 métiers différents même quand on est de l’académie française. Certes au travers d’écrits, d’actions et de témoignages, on peut tirer un fil conducteur mais malheureusement l’auteur va très nettement plus loin car il nous livre une véritable psychothérapie de Robespierre et tire ses propres conclusions d’ « historien-psy ».

Et c’est très dommage car Max Gallo a un talent certain pour l’écriture, il sait prendre son lecteur par la main et l’amène là où il veut. Ce livre nous raconte donc l’histoire de ce grand révolutionnaire que fut Robespierre, de sa naissance à Arras, de son enfance orpheline, de ses études brillantes à sa carrière d’avocat puis son arrivée à Paris avec la Révolution et la montée en puissance de ses idées et de son pouvoir jusqu’à la chute. L’auteur nous dépeint un homme complexé, voulant prendre une revanche sur la vie, un homme ayant une haute opinion de lui même mais aussi un homme qui a toujours refusé (selon l’auteur) de s’inscrire dans la réalité. Robespierre n’était pas un homme de la rue, il n’était pas un homme à faire le coup de force, il était l’exacte opposé de Danton mais c’est justement cela qui le rend unique, cette aptitude à l’utopie, il n’était pas un fervent rousseauiste pour rien.

Malheureusement il ne suivit pas les avis de Danton sur la modération, il resta intransigeant et cela lui couta la vie. Robespierre fut donc le brillant avocat du petit peuple, il essaya toujours de soulager la misère, plus par idéologie que par humanisme, c’est d’ailleurs à mon avis la raison pour laquelle il a échoué, comme échoueront les tentatives futures. Max Gallo nous dépeint Robespierre comme un homme déconnecté de la réalité sociale du peuple, comme un homme suicidaire même, aveuglé par la vertu (on en aurait bien besoin de nos jours…), pour ma part, j’ai trouvé cela parfois un peu caricatural. L’auteur ne laisse pas de place aux lecteurs pour se faire sa propre opinion et cela m’a dérangé, j’aurais aimé qu’il y ait plus de pièces versées au dossier et moins de blabla psy, c’est donc un livre que je ne recommande pas, dommage.

Le conquérant du monde, vie de Gengis-Khan

gengisJe viens de finir un biographie un peu spéciale, Le conquérant du monde, vie de Gengis-Khan, de René Grousset aux éditions Albin Michel. Pourquoi spéciale car on est loin des standards d’aujourd’hui, plutôt distancié, très scientifique, içi l’auteur, historien et membre de l’académie française, nous livre un conte, non une fable mais un conte. On est assis autour du feu au milieu de la steppe mongole comme dans la tradition orale et René Grousset nous raconte l’histoire de celui qui fut le conquérant du monde, Temudjin qui deviendra Gengis Khan (1162?-1227).

Temudjin est de noble ascendance, mais à la mort de son père, qui n’est que chef de tribu, il se retrouve exclu du clan avec sa famille et vivra comme il peut, il sera capturer quelques temps, s’enfuira et finira par se venger de tous ses ennemis et deviendra petit à petit un chef respecté puis après s’être mis au service de différents Khan, il sera lui même élu Khan en 1206 et unira enfin les tribus mongoles puis son expansion ne s’arrêtera plus. Gengis khan va conquérir un territoire immense, de la Mandchourie à la mer Caspienne, du sud sibérien à la frontière tibétaine (avec des incursions dans la Russie européenne et l’Ukraine), sans parler de ses successeurs qui vont plus que doubler l’empire puisque les Mongols posséderont l’empire continu le plus vaste que la terre ait porté, de la Corée à la frontière polonaise et du sud sibérien au Pakistan.

Il fut un homme impitoyable, un grand militaire, fin politique, le fléau d’Allah, il massacra et pilla énormément mais je crois qu’il est plus que cela, il fut également un homme d’honneur, droit, il fut aussi un homme qui comprit que toutes les civilisations qu’il conquit avaient beaucoup à apporter aux mongols, peuple nomade et peu lettré. L’auteur nous conte donc l’histoire de Temudjin, ses conquêtes mais aussi sa personne privée, ses aventures, ses rencontres avec ses amis, c’est un récit très vivant comme on n’en fait plus aujourd’hui (la première publication date de 1944), on sent que l’auteur aime son sujet.

C’est donc un livre que je vous recommande même si on est loin de l’esprit d’analyse des biographies d’aujourd’hui, certains pourraient la trouver incomplète et c’est sans aucun doute vrai mais on se laisse vite emporter par le talent de René Grousset.