Kiseijū : Sei no Kakuritsu

ss+(2014-09-01+at+01.09.43)Je viens de finir un nouvel anime, Kiseijū : Sei no Kakuritsu, et je dois dire que j’ai bien aimé. Cet anime en 24 épisodes est assez original dans le sens où il s’agit d’une invasion d’extra terrestres dans le corps même des gens, je l’ai trouvé vraiment bien fait. L’histoire est très intéressante et prenante, les graphismes sont assez moyens mais ne nuisent pas au visionnage, j’ai vraiment beaucoup aimé cet anime, notamment le personnage de Migi et l’histoire d’amitié qui va le lier à Shin’ichi. J’ai trouvé l’ensemble vraiment originale, une jolie trouvaille. A voir.

Voici le synopsis : Une nuit, des sphères de la taille d’une balle de tennis, contenant des créatures à l’apparence de serpents, tombent en nombre inconnu partout dans le monde. Ils sont programmés pour prendre la place des humains. Un de ceux-ci s’attaque à un jeune homme, Shin’ichi, durant son sommeil, en essayant de s’introduire par son oreille. Réveillé en sursaut, il essaye de se défendre mais finit par se faire perforer la main droite. Le lycéen prend alors ses écouteurs et les enroule autour de son bras, empêchant le parasite de grimper jusqu’au cerveau. Ne pouvant quitter son bras, ce dernier fusionne finalement avec sa main droite. Pendant ce temps, d’autres parasites, ayant réussi à prendre possession du cerveau de leur hôte, commencent à se nourrir d’êtres humains, tandis que la créature (Migi) et Shin’ichi sont forcés de cohabiter…

Un homme idéal

Cet après midi, je suis allé voir Un homme idéal au ciné et je dois dire que j’ai bien aimé. L’histoire est très sombre, le personnage principal, Pierre Niney, est confronté à son envie d’être quelqu’un, tout le film se passe autour de ce personnage, il envahit toutes les scènes, un peu comme si on était dans sa tête, le film en est presque oppressant. Il va absolument tout sacrifier à l’image de ce « quelqu’un » qu’il s’est forgé. Il y a tout de même un léger creux au milieu du film, mais Pierre Niney y est, comme d’habitude, excellent, c’est vraiment un très très grand acteur.

Shigatsu wa kimi no uso

shigatsu_wa_kimi_no_uso_3476Je viens de finir un nouvel anime, Shigatsu wa kimi no uso (Your lie in April), et je dois dire que j’ai tout simplement adoré, cet anime est un rayon de soleil. L’histoire est toute simple, puisqu’il s’agit d’un adolescent qui joue du piano et d’une fille qui joue du violon, mais j’ai trouvé l’histoire vraiment bien faite, les morceaux de musique classique sont splendides, particulièrement Chopin. De plus les personnages sont extrêmement attachants surtout Arima Kosei que j’ai trouvé extrêmement séduisant et touchant. Les graphismes sont splendides, les couleurs sont divines, lumineuses, c’est pour moi une vraie réussite. J’ai pris énormément de plaisir à suivre cet anime, c’est avec beaucoup de joie que je l’ai retrouvé chaque semaine, même si cet anime est en vérité une tragédie, habituellement je ne suis pas trop fan, mais là, je vous le recommande très chaudement.

Voici le synopsis : Arima Kosei est un véritable prodige du piano ; enfant, il dominait tous ses rivaux en compétition et s’était déjà fait un nom dans le domaine musical. Mais après la mort de sa mère, il a subit une forte dépression qui l’a forcé à être dégoûté de son propre instrument. Deux ans après le drame, continuant de considérer sa vie comme insipide, Arima se contente de vivre sa vie sans réel but… jusqu’à ce qu’il rencontre Miyazono Kaori, une jeune violoniste qui, elle aussi, semble exceller dans son art…

Divergente 2 : L’insurrection

Cet après midi, nous sommes allés voir Divergente 2 au ciné et je dois dire que j’ai trouvé cela moyen. A vrai dire, il ne se passe pas grand chose, on passe 2h à suivre les interrogations de Tris sur elle même, quand à l’insurrection, elle se passe durant les 2 dernières minutes. On aurait pu raccourcir l’épisode d’une bonne heure trente ^^ et passer directement au troisième épisode. A voir les 30 dernières minutes, le reste…

Clemenceau

51fi7YobH2LJe viens de finir une nouvelle biographie, il s’agit de Clemenceau de Michel Winock aux éditions Tempus. Voilà donc une biographie de Georges Clemenceau (1841-1929), l’un des plus grands hommes politiques français, surnommé le Tigre puis le Père la Victoire. Il est originaire de la Vendée et fut élevé par son père médecin et farouche républicain, il devint comme son père républicain dans l’âme et médecin par occasion, il voyagea même aux USA où il trouva sa femme mais revint en France car sa véritable passion va se révéler durant la guerre de 1870 où il  monte à Paris défendre la capitale contre les prussiens. A cette occasion il devient maire du XVIIIè Arrdt puis président du conseil municipal, il n’aura de cesse d’essayer de concilier les communards et les versaillais sans y arriver.

Il devient député de la nouvelle république et y défendra des idées anticléricales, comme la séparation de l’église et de l’état, l’école laïque, l’impôts sur le revenu, la journée de 8 heures, un anti colonialisme féroce, la suppression du Sénat, l’élection des juges, l’amnistie pour les communards, etc… Il fut donc à la pointe de la lutte républicaine, il se découvre tribun, il fut néanmoins assez marginalisé le temps passant car il fut un tombeur de ministère et son caractère très fort fit qu’il se mit à dos beaucoup de ses confrères, au point de se battre en duel assez souvent. Durant cette période il côtoya beaucoup de grands hommes, Léon Gambetta, Jean Jaurès, Jules Ferry, Auguste Blanqui, Louise Michel… Mais il joua avec le feu dans l’affaire Boulanger et dans l’affaire du Panama, qui finalement lui couta son poste de député.

Mais Clemenceau n’est pas un homme à rester inactif, en étant journaliste il va s’engouffrer dans l’un des grands combats de sa vie, l’affaire Dreyfus. Au départ, il doute de l’innocence de Dreyfus mais il reconnait que le droit n’a pas été respecté et dès lors il va se battre pour la révision du procès et au fur et à mesure, avec Jaurès et Zola, il sera convaincu de son innocence, et mettra tout en oeuvre pour prouver l’innocence de Dreyfus et surtout la culpabilité de tous ceux qui ont oeuvré dans l’ombre pour faire accuser un innocent.

En 1902, il devient finalement sénateur, et il se battra pour la loi de 1905, même s’il estime que l’on fait encore trop de cadeaux à Rome, puis il va enfin accéder à la réalité du pouvoir en 1906 en devenant ministre de l’intérieur puis président du conseil. Dans ces 2 postes, il devra faire face de manière énergique aux grands troubles sociaux que connait l’époque, cela lui vaudra la haine des gauches. Mais on est bien obligé de constater qu’il a maintenu le pays debout malgré les grèves et les socialistes. On le surnomme le premier flic de France puis le Tigre, il réforme profondément la police, les brigades du tigre rentreront dans l’histoire.

Son ministère tombe et il ne reviendra au pouvoir qu’en 1917. A cette date cruciale pour l’effort de guerre, il revient comme ministre de la guerre et président du conseil, il va insuffler une nouvelle énergie à la nation, en chassant les défaitistes et pacifistes de tous bords, en montant lui même sur le front pour visiter les poilus, en chaussant les bottes de l’an II tel un conventionnel, il sera très aimé des poilus. Il redonne espoir, il permet de libérer les dernières forces, il devient le premier patriote, bref, il fut bien avant l’heure notre Churchill avec qui il avait de nombreux points communs. Il quitta définitivement le pouvoir en 1920 après avoir remporté la victoire (d’où son surnom de Père la Victoire) et établi le traité de Versailles.

Il finit sa vie tranquillement au milieu de ses amis, dont Monet, mais ayant toujours la France à l’esprit. Il fut médecin, journaliste, député, écrivain, sénateur, ministre, président du conseil, académicien, duelliste, intelligent, très grand tribun, grand patriote, anticlérical, républicain invétéré, voyageur, humaniste, grande gueule, impulsif, amateur de femmes, têtu, pessimiste sur la nature humaine… Ce fut pour moi un très grand homme d’état français, le second après De Gaulle, il a su allier le service de l’état à son humanisme socialiste, c’est un géant du XXè siècle. Nos hommes politiques sont tellement fades quand on lit cet homme, cela en est consternant, j’en ai mal à la France.

Je vous conseille donc ce livre, l’auteur nous livre un récit vivant de Clemenceau, comment ne pas s’enthousiasmer pour le Père la Victoire, pour son sens de l’honneur, pour son sens de l’humour, pour son sens de l’état, pour son gout de la liberté, même si j’ai personnellement trouvé que l’auteur mettait parfois trop de tartines de citations, ce qui rendait certains passages un peu ennuyeux. Un livre à lire donc qui a d’ailleurs obtenu le prix Aujourd’hui.

Selma

Cet après midi, nous sommes allés voir Selma au ciné et je dois dire que j’ai bien aimé. On y voit un Martin Luther King intime en proie aux doutes sur ses méthodes, mais ce qui m’a surpris, c’est que j’avais oublié quel combat fut le sien pour la vie quotidienne des noirs. Ce film nous montre des scènes réelles et terrifiantes du racisme ordinaire en Alabama, c’est bien de rappeler ce que fut le combat pour les droits civiques, c’est un film à voir.

Frédéric le grand

9782213620862-T_0Je viens de terminer une nouvelle biographie, il s’agit de « Frédéric le grand » de Jean-Paul Bled aux éditions Fayard. Comme son titre l’indique, cette bio parle de Frédéric II de Prusse (1712-1786) qui fut l’un de plus grand roi du XVIIIè siècle aussi appelé le roi philosophe. Frédéric eut une enfance assez malheureuse, puisqu’il était un enfant sans cesse humilié et battu comme plâtre par son père, le roi, durant de nombreuses années. Frédéric tenta de s’échapper à l’étranger mais il fut rattraper et emprisonner, il dut également assisté à la décapitation de son complice, là l’auteur parle d’ami et réfute totalement l’homosexualité de Frédéric, il n’y aurait pas de preuve selon lui, mais bon, pour ma part, tout indique que Von Katte et Frédéric étaient amants, surtout qu’il y avait un précédent avec Keith, un page du roi.

Je trouve que l’auteur a tôt fait de réfuter la thèse de l’homosexualité, j’ai trouvé cela un peu bizarre, mais bon, l’important dans cette épisode, c’est que l’on voit bien la cruauté du père de Frédéric et l’enfer qu’a du vivre cet adolescent, Voltaire le surnommait d’ailleurs l’ogre prussien. Frédéric était un jeune homme sensible, aimant la poésie, la musique, il jouait remarquablement bien de la flute, il avait soif d’instruction, il avait une véritable passion pour la culture française, il la gardera toute sa vie, il aima également passionnément la vie militaire.

En 1740, il accède au trône et profite de la faiblesse de l’Autriche pour envahir une de ses provinces, il hisse ainsi la Prusse à la hauteur de puissance européenne de premier plan, il fut un souverain absolu, il passera la reste de son règne à consolider ses acquis et à agrandir son territoire. Il fut considérer comme un grand chef militaire, il fit l’admiration de Napoléon lorsque celui çi étudia ses batailles. Son règne marque le début de la lutte contre l’Autriche pour la suprématie en Allemagne qui s’achèvera par la bataille de la Sadowa en 1866 et la victoire de la Prusse.

Mais Frédéric est bien plus qu’un militaire, c’est avant tout un homme très cultivé, ouvert aux idées des lumières, il correspondit avec Voltaire durant 40 ans, s’entoura d’une petite cour (faites d’hommes car il était misogyne) où la philosophie était à l’honneur. Ce fut un souverain dure avec ses gens mais qui réforma son royaume en profondeur. Je dois dire que cette homme m’a touché, il était intelligent, cultivé, sensible, caustique, dure avec les autres et soi même, il se considéra comme le premier serviteur du royaume et remplit son devoir de manière exemplaire, il travailla sans relâche, il m’a beaucoup fait penser à certains grands hommes français comme Napoléon ou De Gaulle, des travailleurs acharnés au service de l’état, il fut exemplaire de ce coté là.

Ce fut également un homme très seul, il ignora sa femme et on ne lui connait aucune autres relations intimes, il finit sa vie seul et misanthrope mais très aimé de son peuple qui le surnommait le vieux Fritz. De son vivant, il entra dans la légende, nous avons eu le siècle de Louis XIV, les allemands ont eu le siècle de Frédéric II, de son règne date l’essor de la culture allemande.

Sinon, j’ai trouvé le style de l’auteur un peu vieillot, sans passion, mais bien documenté, on apprend plein de choses, Frédéric a vraiment eu une vie étrange, passionnante, hors du commun, mais aussi seul, la vie ne l’a pas épargné. Un grand homme.