Lueur

On dit qu’un bonheur n’arrive jamais seul, c’est vrai il est venu, avec un malheur. Ce bonheur, c’est mon meilleur ami qui connait enfin un peu de bonheur et cela me fait véritablement très plaisir pour lui car il le mérite vraiment, mais je ne vais pas m’étendre, on va encore me dire que je ne suis pas objectif :-p . Et le malheur, c’est sa maladie, toujours et éternellement sa maladie (non pas de mon meilleur ami), c’est chiant, usant, fatiguant aussi bien pour lui que pour moi. Il m’arrive de baisser les bras et ce week-end se fût le cas, plus envie de me battre, plus envie d’être ce pilier inébranlable, plus envie de rien du tout, je n’ai même pas mangé c’est pour dire. C’est étrange d’être dans ces moments là, on voit la vie autrement, plus rien n’a d’importance, même pas soi. Beaucoup de questions, trop d’interrogations, trop de liberté d’âme, pas vraiment envie d’être aider, quoique.

Non, je n’ai pas demandé l’aide de mon meilleur ami, quel ami aurais je été pour lui gâcher son si grand bonheur ? Je m’y suis absolument refusé. Alors quoi, ben rien, je n’ai pas demandé d’aide, les mots auraient été trop fort pour les autres, un foulard m’a juste fait oublié quelques heures mon état, ce qui fût déjà bien. Alors qu’en est il ? Sa maladie ne s’est pas envolée, elle sera toujours là, mais son sourire fut comme un rayon d’espoir, alors oui, je ne vais pas super bien, pas mal non plus (quoique) mais je m’accroche et j’essaye de remonter la pente petit à petit, qui disait déjà que “petit à petit on devient moins petit” ? :-)

6 thoughts on “Lueur

  1. Je trouve ça très élégant et très intelligent de ne pas l’avoir dit à ton meilleur ami.
    En effet, tu préfères que ton meilleur ami reste dans ce bonheur alors qu’il te dit ça au moment où tu souffres. Cependant tu as gardé cette souffrance en toi pour éviter de lui “couper” son bonheur et je trouve ça très beau. Pour moi, c’est une preuve d’amitié forte.

    Certains diront que les amis c’est aussi fait pour écouter les mauvaises nouvelles, certes, mais quand quelqu’un est dans le bonheur, faut-il lui couper ses ailes pour notre propre égo ?

  2. Bonsoir Folken,

    Je crois que c’est la saison, vivement que les beaux jours reviennent…
    J’espère que vous ne culpabilisez pas l‘un comme l‘autre. C’est humain de craquer, d’avoir des moments de faiblesse. Le tout est d’essayer de ne pas blesser l’autre. C’est important de garder ça en tête car c’est si facile de blesser quelqu’un et puis, on se rend compte que voir que l’on a blessé la personne que l’on aime est certainement une souffrance bien plus grande que la maladie.
    Je me souviens d’un film, je crois que c’est Holding Trevor, lorsque le personnage principal avait ses moments de faiblesse, il prenait sa voiture, se rendait à la laverie automatique et hurlait lorsque les rouleaux passaient sur sa voiture. Certes, cela ne résolvait pas ses problèmes mais il extériorisait, il se sentait (un peu?) mieux. Peut-être devez-vous trouver un moyen d’extérioriser? L’écriture (sur un blog)? La musique? Une activité ludique? De la relaxation?
    Je ne pense pas que tu n’aies envie de rien du tout. C’est l’usure qui te fait dire ça. Tu as envie qu’il aille mieux, tu as envie de le voir dans ses yeux, ou de le lire sur son visage. Cela se sent, avec “mais son sourire fut comme un rayon d’espoir”, n’oubliez pas l’importance du mot espoir… ^^
    En revanche, lire que tu n’as pas mangé m‘attriste. Quand j’étais malade pendant une semaine, je mangeais un jour sur deux, aujourd’hui je me rends compte que c’était de la folie. Mange, même si tu n’as pas faim, même si tu n’as plus de force, même si ce n’est qu’un carré de chocolat, il faut manger et reprendre le goût des choses, le goût de la vie notamment.
    Concernant l’importance, je crois que l’on est important que pour ceux qui nous estiment, au moins ceux-là. Je pense ne pas me tromper. Donc souviens toi de ces personnes qui t’estiment. Je crois au contraire que tu as envie d’être aidé, le « quoique » le prouve. Je comprends que tu aurais espéré l’aide de ton meilleur ami, c‘est une attitude louable mais, il faut savoir aussi admettre que l‘on a besoin d‘aide. Ce n‘est pas une question d‘égoïsme ou de fierté, l‘être humain n‘est pas fait pour être seul, il ne peut pas vivre sans les autres. Il faut savoir l’accepter. Je pense aussi que tu ne sais pas « comment » être aidé parce que tu ne souhaites pas déranger ton ami et parce que tu ne sais pas comment cette aide pourrait faire disparaître ton état d’âme. J’espère néanmoins que tu pourras la trouver.
    Par contre, je ne comprends pas « je n’ai pas demandé d’aide, les mots auraient été trop fort pour les autres ». Qu’en sais-tu? Ils auraient pu comprendre la dureté des mots et puis c’est sous-estimer la force des autres… :wink: Et puis penses-tu que c’est réellement la force des mots ou la peur de te dévoiler aux autres? Je sais que c’est difficile, je suis le premier à l’admettre, mais quand on le fait, on se sent mieux. Cela peut être un bon début pour remonter la pente… ^^

    Courage à vous deux.

    Ganymède.

  3. C’est bien la force des mots, je connais ceux à qui je m’adresse, mais il y aussi surement une peur de se dévoiler aux autres, du moins à ceux à qui je ne me suis encore jamais dévoilé.

    Sinon que fais tu debout à 2h du mat’, t’as pas cours ce matin toi, rôoooo :panpan:

    PS : merci à vous 2.

  4. Hum…

    Il était 1h du mat’ chez moi :-p
    Et puis j’attendais que l’on me borde… :oops: :ange:
    J’ai cours, certes, mais à 12h… heure anglaise… ^^
    Mais merci de me remettre sur le droit chemin… :-p

  5. Je sais que je ne suis pas correct avec les autres, une fois que j’ai un problème, je fais le sport national français “se plaindre”.
    Depuis un an je passe mon temps à me plaindre au point de faire du mal à mon entourage. Quand je lis ce message, je me dis que la souffrance est partout, le tout c’est d’être un électron libre afin de voir ce monde qui souffre à quelques mètres de moi.
    Je vais être honnête avec toi, je t’admire beaucoup car tu arrives à garder ton calme et être l’épaule qui console ton homme. J’admire aussi Greg, car il souffre depuis toujours et il se bat encore et toujours contre cette maladie. J’aimerai être fort comme toi, comme lui.
    Je sais que ce message ne me fera pas pas revivre correctement mais je vais vous prendre comme exemple (sans les plaintes contre la RATP;))
    Allez bon 11 novembre.
    Greg.

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