Après Hitler, je viens de finir un livre sur Staline (1878-1953) “Staline, la cour du tsar rouge” de Simon Sebag Montefiore. Je voulais lire une biographie complète de Staline mais malheureusement ce livre ne le fait pas, il commence son récit à la mort de nadia, sa femme en 1932, autrement dit, il manque un sacré morceau mais ensuite j’avoue que j’ai pris plaisir à suivre l’histoire de Staline, l’histoire d’un fou pour moi. A la mort de sa femme on sent bien un certain basculement dans sa personnalité qui va l’amener à devenir un tyran sanguinaire, il fera tuer la plupart de ces proches, et ira jusqu’à persécuter sa propre famille, 20 millions de morts et autant de gens passeront par les goulags, un mot de travers et hop, votre sort était scellé, vive le communisme. Dans ce livre c’est vraiment le Staline dans toute sa parano et son ambigüité que l’on découvre, mais on découvre aussi la cour du tsar rouge, une cour sanguinaire qui n’hésitera pas devant les massacres et les déportations, tous y passeront, koulaks, militaires, hauts dignitaires du régime, médecins, juifs, artistes, scientifiques… bref tous, même leurs propres familles, femmes et enfants, on découvre cette cour dans son quotidien, un quotidien rempli d’alcool, de sexe, de meurtres, de torture, de haine et de corruption, ils n’avaient vraiment rien à envier aux nazis.
A coté de cela on découvre aussi un père aimant mais absent, un homme intelligent et passionné de littérature,qui possède une culture exceptionnelle dans ce domaine, on voit aussi un homme qui peut se montrer tout à fait charmant, mais à coté on peut sentir un personnage tourmenté, profondément seul et aigri par la vie auquel il est très difficile de montrer de vrais sentiments, après tout ce n’est pas bolchévique, c’est une personne difficile à cerner, comme il le dit lui même il y a Staline et il y a Iossif Vissarionovitch Djougachvili, 2 personnes bien différentes, à mon avis Staline a tué Iossif. Quand à sa cour, Molotov, Malenkov, Beria, Mikoïan, Khrouchtchev… pour les derniers qui ont réussi à échapper à la Loubianka, on alterne les violeurs en série, les corrompus, les ivrognes et en même temps des gens qui adoraient leurs enfants comme Beria, qui comme Molotov a eu une véritable passion amoureuse pour sa femme même lorsque celle çi fut emprisonnée sur ordre du petit père des peuples, alors qu’il a allègrement massacré….. ils furent des “anges diaboliques”. Étonnante cour.
De ce livre il me reste un arrière gout de sang tant Staline et sa clique furent des meurtriers de masse, mais en même temps j’ai appris beaucoup de choses et cela m’a un peu plus éclairé sur cette triste période de l’histoire et sur cet homme qui malgré tout a marqué l’histoire du monde de son empreinte sanglante. Je le recommande donc, même si parfois les noms russes ne sont pas facile à retenir.
ooo, tu as un interêt pour l’histoire soviétique???
mama mia…horreur.
Stalin ( est-ce que tu sais qu’est-ce que ça veut dire, son nom?) fût una tache sur l’histoire non seulement de la Russie, mais celle du monde entier…
ma grande-mère me toujours disait qu’elle voulait oublier ce temps…de massacres, de raskoulatchivanie et d’attente anxieuse
Que veut dire le nom de staline ?
Je l’ai lu l’autre jour (ça sert d’avoir une encyclopédie en guise d’oreiller
). L’homme d’acier normalement.
oui, Ganymède, vous avez raison, stal’ c’est l’acier en russe, c’est pourquoi Stalin veut dire D’Acier…