Des souris et des hommes

Hier soir, avec mon homme et Folger nous sommes allés voir “Des souris et des hommes” au théâtre du petit saint martin à Paris. J’avoue ne pas être un grand amateur de théâtre, mais j’ai quand même passé un très bon moment à regarder cette pièce en charmante compagnie. Néanmoins et ayant lu le roman, je ne m’imaginais pas Lenny comme cela, certes c’est un attardé mental, mais le comédien l’a interprété d’une manière que je n’aime pas, il n’a pas arrêté de le faire rire, et le pire c’est que son rire était communicatif, la salle a plusieurs fois ri, alors que pour ma part, je n’ai jamais trouvé rien de drôle dans le roman, bien au contraire, ce parti pris m’a un peu dérangé, ensuite, je n’ai pas retrouvé cette “sensibilité” que j’avais tant aimé dans le roman, il faudra que je vois le film un de ces jours.

Alors je me suis peut être imaginé trop de choses en lisant le roman, cela se peut, mais j’ai quand même passé un très bon moment, les comédiens jouent bien, notamment ceux qui tiennent les rôles de Candy et de Lenny, c’est une réussite même si certains partis pris ne me plaisent pas. Sinon les sièges sont atroces (comme dans tous les théâtres ????), digne des sièges de quai de métro, dommage…

Attila

Voilà qui clos pour l’instant mes biographies antiques avec Attila (395-453), l’unique empereur des Huns écrite par Eric Deschodt. A vrai dire ce livre faisait partie de 3 livres qu’amazon vendait et ce personnage ne m’intéressait pas plus que cela et je peux avouer aujourd’hui que j’ai vraiment eu tord car j’ai vraiment dévoré ce livre que je trouve d’ailleurs trop court. Attila est un personnage beaucoup plus complexe que l’imagerie populaire ne nous le montre, tout d’abord, il est très loin d’être un barbare, car il parle le latin et le grecque, il a passé une partie de son adolescence à la cour de l’empire d’occident où il a pu étudié, très tôt il se lia d’amitié avec Aétius, un romain, que l’on surnommera le dernier romain. Attila fut aussi un diplomate hors pair, il obtint plus par les négociations que par les armes, il mit l’empire d’orient à genoux juste en montrant les dents, il fut le chef respecté et incontestable d’une multitude de peuples nomades des steppes et a obtenu un empire plus grand (allant du Rhin à la mer d’Aral et des pays baltes à l’Autriche et la Roumanie) que les empires romains d’alors. Attila s’est efforcé de souder son empire et de civiliser ses différentes tribus, mais il échoua, il fut l’unique empereur des Huns, ce qui m’empêcha pas l’empire romain d’occident de s’effondrer sous les coups du fils d’un de ses conseillers en 476.

Ce qui m’a vraiment passionnée dans ce livre et je partage sans doute le point de vue de l’auteur, se sont les 4 énigmes d’Attila, tout d’abord il s’arrête devant Constantinople mais ne la prend pas alors qu’il aurait pu la saccager, ensuite lors de la bataille des champs catalauniques, il n’est pas vaincu, mais renonce à écraser les romains, dont son ami et frère Aétius, et s’en va chez lui puis il fait pareil devant Rome et à chaque fois Aétius est là en sous mains. Et c’est cette quatrième énigme qui moi me fascine vraiment, quelle était la relation entre Attila et Aétius qui se sont connus adolescent et que tout le monde a dit proche jusqu’à ce que les ambitions du romain pour l’empire ne l’éloignent du hun, quelle fut cette amitié, quelle emprise avaient ils l’un sur l’autre ? Cela semble vraiment passionnant, dommage qu’il n’existe pas beaucoup de documents historiques, je suis sur que cette relation est très intéressante.

Alors que dire d’autre sur ce livre, tout d’abord, il est bien écrit, l’on sent que l’auteur est passionné par son sujet et c’est très plaisant à lire, cela se lit quasiment d’une traite et le tout est vraiment passionnant, l’auteur m’a fait aimé Attila et beaucoup m’interrogé sur ce qui liait Attila et Aétius, le hun et le romain. A lire absolument, cela changera l’idée que vous vous faites de ce “barbare”.

Budapest

Cette  semaine nous sommes partis avec mon homme et les beaux parents à Budapest, c’est la première fois que j’allais dans cette ville et dans ce pays, la Hongrie. Budapest est vraiment une ville très étendue, mais aussi peuplé que Paris, mais bizarrement j’ai toujours eu une impression de vide, les rues ne sont pas pleines, pas plus que le métro d’ailleurs, l’un des plus anciens d’Europe. Une grande partie de la ville est classé patrimoine mondial de l’humanité, mais à vrai dire dès que l’on sort de ce patrimoine, tout devient un peu fade, on voit vraiment encore les traces de l’ex pays de l’est qu’il était et certains quartiers sont tristes à mourir. Mais dans la ville “touristique”, c’est vraiment très joli, le chateau, la colline de la libération, la parlement, l’opéra, le Danube, le monument des pécheurs, tout est vraiment splendide, c’est un joli patrimoine dommage que leurs musées soient un peu vide d’oeuvres majeures.

Budapest se laisse découvrir en flânant dans les rues et les différents quartiers, mais allez y plutôt au printemps car en hiver, ben on s’est très sévèrement caillé les meules :-p on a eu en plein vent (qui est quasi constant) jusqu’à -15°c (-10°C sous abri), il est donc difficile dans ces conditions là de vraiment découvrir les quartiers historiques.Et non nous n’avons pas fait les thermes de Budapest, je sais c’est honteux, mais bon voilà je n’étais pas tout seul :-) . Je crois que mes photos parlent mieux que moi de Budapest, allez les voir.

Sinon notre hotel fut vraiment très bien et pour pas cher car leur monnaie, le Forin ne vaut pas grand chose par rapport à l’Euro, on est vraiment gagnant. Par contre la bouffe, honnêtement ce n’est pas mon truc, tout est en soupe ou sauce ou cuit et recuit, mais bon fort heureusement on a trouvé de très bons restaurants et de bons et jolis salons de Thé. Pour l’avion, Easyjet, se fut une autre paire de manche, à l’aller se fut parfait, un vol de rêve, pas de secousse rien, par contre au retour, à cause de la neige on a décollé à 18h10 au lieu de 15h35… je ne vous raconte pas l’enfer dans un petit terminal surchauffé car de surcroit on ne peut pas dire que les hongrois soient des énervés… mais bon, on a quand même fini par rentrer.

En somme, nous avons passé un très beau séjour dans la capitale hongroise, c’est vraiment une très belle ville, à voir :-) .

Jules César

Je viens juste de finir une nouvelle biographie écrite par Joël Schmidt sur Jules César, oui je me fais la période antique :-p . Cette biographie sur Jules César (101-44 av. J-C) est sans prétention mais elle est heureusement beaucoup mieux écrite que la précédente du même auteur. Tout le monde connait César, mais en définitif, que sait on de lui ? A vrai dire pas grand chose, à part qu’il vainquit Vercingétorix, mais en vérité il fut bien plus que cela, il fut un homme extrêmement intelligent et d’une culture sans pareil, il a d’ailleurs fait une partie de ses études en Grèce. Très tôt César se fait remarquer comme ayant un charme certain avec les femmes, on lui a d’ailleurs prêter une aventure avec un roi pour faire avancer sa carrière, mais là où il excella le plus fut sans doute au sein du sénat de Rome. Il mena patiemment sa carrière politique avançant ses pions petit à petit, il allia son art militaire à l’art de la rhétorique (où il excellait).

Il m’est très difficile de résumer César tant ce personnage fut exceptionnel, brillant militaire, brillant politicien, brillant rhéteur, fin psychologue, grand amateur d’art et visionnaire, il fut surement le premier à voir que la république romaine était moribonde et ne se priva d’ailleurs pas pour lui asséner le coup de grâce en essayant de se faire nommer roi, ce qui finalement lui couta la vie, mais ce qui ne sauva pas la république puisque son fils adoptif, Octave devint empereur sous le nom d’Auguste (et quel empereur !!!). Tous les empereurs suivant s’appelleront d’ailleurs César et ce mot sera à l’origine des mots Kaiser et Tsar. Décidément César ne peut se résumer à quelques mots, même si ces mots sont consul, dictateur à vie, rhéteur, conquérant des Gaules, réformateur, écrivain, amateur d’art, rusé visionnaire, etc… Jules César est l’égal des plus grands personnages de l’histoire, tel Alexandre le grand (dont il était un admirateur), il sut devancer son époque et aller au devant de l’histoire et aujourd’hui encore il influence nos vies, vu que notre calendrier (grégorien) est tiré du calendrier romain qu’il fit réformer. Aujourd’hui encore, qui ne connait pas Jules César ?

Pour le livre, il est beaucoup mieux écrit que celui sur Alexandre le grand bien que se soit le même auteur, il semble beaucoup plus inspiré par son personnage et cela se ressent dans l’intérêt que l’on porte au livre car il se lit véritablement sans difficultés, on en dévore chaque page. A lire donc comme une agréable introduction à Jules César.

Harry Potter et les reliques de la mort 1

Hier soir, nous sommes donc allés voir le dernier Harry Potter et je dois dire que je fus un peu déçu par cet opus. J’ai bien aimé l’ambiance sombre et j’ai trouvé la photo superbe mais le film est aussi beaucoup trop long, on s’ennuie un peu, cela manque de souffle et d’intensité. Cela reste un film pas trop mal, mais honnêtement j’attendais mieux du “dernier” Harry Potter.