Hermann Goering

Je continue donc mes lectures sur la nazisme et je viens de finir une biographie sur Hermann Goering de François Kersaudy aux éditions Perrin. Je pense que tout le monde connait le nom d’Hermann Goering (1893-1946) mais qui connait vraiment ce personnage car il s’agit d’un vrai personnage ? Goering est un homme au mille vies pour ne pas dire aux mille visages, il vécut dans une famille de la petite bourgeoisie qui vécut très nettement au dessus de ses moyens grâce à l’aide d’un riche protecteur qui s’avéra être l’amant de sa mère, ce qui finira par alcooliser son père… Très tôt, il se rêva en héros médiéval, très tôt s’affirma une vanité et un narcissisme certain, il devint vite l’enfant chéri pour ne pas dire terrible, le petit herni…

Dès le début il s’enrôle dans l’armée de terre allemande mais il se heurte vite à une hiérarchie tatillonne, déjà à cette époque son caractère fait des siennes mais il va très vite trouver sa voie au sein d’une toute nouvelle arme, l’aviation et il va très vite devenir un héros de l’aviation allemande, décoré de la plus haute distinction “Pour le mérite” et reconnu par le kronprinz, qui lui donnera d’ailleurs sa protection pour ses actes de désobéissance, son caractère fantasque s’affirme de plus en plus. Après sa vie de militaire commence ses autres vies, il devint pilote d’essai, pilote de ligne, vendeur en parachutes, révolutionnaire, etc….. ce qui lui vaudra de rencontrer en Suède sa première femme et l’amour de sa vie, Carin, il lui vouera une véritable passion au point de lui faire construire un mausolée et une chambre particulière pour elle chez lui après sa mort et même d’appeler une de ses maisons, Carinhall. D’ailleurs j’ai trouvé cette histoire d’amour assez touchante, particulièrement Carin, femme noble d’une rare finesse, qui quitta tout par amour, l’auteur la raconte très bien je trouve.

Goering fut aussi chef de la SA en 1922 et il participa activement au putsch d’Hitler ce qui a lui valu une balle en protégeant Hitler et une fuite à l’étranger. Sa blessure lui a valu de longs soins qui lui provoquèrent une dépendance à la morphine, il alla même dans un asile suédois pour faire passer sa dépendance sans que cela soit un franc succès, il conservera plus ou moins sa dépendance jusqu’en 1945. Après sa carrière d’aventurier et une amnistie, il revint en Allemagne pour seconder Hitler et il se fit élire comme député au Reichstag ce qui lui permit après des années de vaches maigres de pouvoir enfin assouvir son besoin de luxe et de pouvoir. De là il devint Président du Reichstag puis ministre de l’intérieur de Prusse, il créa la tristement célèbre Gestapo puis en concurrence avec Himmler les premiers camps de concentration. Dès lors il ne cessa de devenir un boulimique d’honneurs, de pouvoirs et de richesses, cela frisa l’obsession.

Continue reading

La Dame de fer

Cet après midi, je suis allé voir la Dame de fer au ciné et je dois dire que j’ai bien aimé. Ce film n’est pas un film sur le thatcherisme mais tout simplement sur une femme qui perd un peu la tête à la fin de sa vie et que l’on découvre un peu au travers de certains de ses souvenirs. On y découvre une femme de convictions, d’idées, de valeurs (ce qui nous manquent beaucoup en ce moment) et même si je ne fus pas d’accord avec certaines de ses politiques, je ne peux qu’avouer qu’elle fut une sacrée femme, surement l’un des plus grands premiers ministres de sa majesté après Churchill. On découvre aussi un couple et une grande histoire d’amour, son mari avait l’air d’être un sacré bonhomme même si apparemment cela ne fut pas de tout repos.

C’est donc un film vraiment très intéressant et sensible, même si j’aurais aimé que certains souvenirs soient moins sporadiques et plus approfondis. Meryl Streep est formidable dans le rôle de Margaret Thatcher, à voir.

La colline aux coquelicots

Hier soir nous sommes allés voir la colline aux coquelicots au ciné et je dois dire que j’ai été déçu. C’est un manga qui se suit sans déplaisir mais j’ai eu du mal à y trouver un intérêt, l’histoire est un peu fade même si les couleurs sont jolies mais on est loin de la qualité habituelle des studios Ghibli.

Triangle rose

Eh oui, je viens de finir une autre BD que m’avait offert Gany, Triangle rose de Michel Dufranne, Milorad Vicanovic et Christian Lerolle aux éditions du Quadrants. Je pense que tous mes lecteurs auront compris que cette BD traite de l’homosexualité et plus particulièrement de l’internement dans les camps de concentration d’un grand nombre d’homosexuels.

Cette BD se veut avant tout éducative et pour ma part, elle l’est trop, je trouve cela un peu trop scolaire à mon gout et honnêtement les dessins ne sont pas du tout à mon goût, mais je suppose que ce n’était pas le but recherché. On suit donc l’histoire d’Andréas, un homo berlinois, de sa vie insouciante, jusqu’à l’après guerre, en passant pour son internement dans les camps. C’est simple et éducatif, à lire pour ceux qui ne connaissent rien à rien en la matière.

Siegfried

Je viens de finir l’une des BDs que m’avait offert gany à noël, Siegfried, d’Alex Alice aux éditions Dargaud, enfin le premier tome. Comme son nom l’indique cette BD retrace la légende de Siegfried, le héros de la mythologie nordique, on y trouve le tout début de la légende. Je ne suis pas très fan de BD classique, je préfère nettement les mangas, mais je dois dire que les couleurs et les dessins sont très jolis, cela se suit avec beaucoup de plaisir et de facilité. faudra que l’on m’offre les tomes suivants :-p .

J. Edgar

Cet après midi, nous sommes allés voir le nouveau film de Clint Eastwood, J. Edgar, qui raconte une partie de la vie de John Edgar Hoover, patron du FBI et créateur. Je dois dire que ce film m’a déçu car je m’y suis ennuyé, je l’ai trouvé assez brouillon, on distingue mal je trouve qui était réellement Hoover et parfois on croirait que l’auteur soutient les discours grandiloquents sur la sécurité de Hoover. La seule chose qui m’ait plu dans le film c’est l’histoire d’amour avec Clyde Tolson même si elle n’est qu’un sujet très secondaire, se sont les seuls passages où j’ai trouvé de l’émotion. J’attendais mieux de Eastwood, dommage.

Le livre qui rend heureux

Il ne m’aura pas fallu une heure pour lire ce livre “Le livre qui rend heureux” d’Arthur Dreyfus aux éditions Flammarion que l’on m’avait offert à noël. Ce livre nous parle du bonheur au travers de vraiment très courts chapitres, le tout avec un graphisme qui se veut recherché mais qui au final donne assez mal aux yeux, “petites lettres blanches sur fond orange = yeux qui pleurent”. Je pense que cela ne se veut pas sérieux et cela ne l’est pas du tout, c’est une succession de poncifs, d’évidences qui pour ma part m’ont ennuyé, le tout mâtiné de philosophie et de références culturelles.

Cela sent un peu le manque de vécu je trouve, pour ma part, ce livre ne m’a pas du tout rendu heureux, quand à l’écriture de l’auteur, elle est fluide, mais il devrait faire attention, parfois cela ressemble à l’écriture d’une tête d’ampoule mais cela se lit bien.