Son frère

Eh non ce n’est pas un livre d’histoire cette fois çi, il s’agit d’un roman de Philippe Besson, “Son frère”, aux éditions 10-18. J’avais acheté ce roman il y a des mois et il dormait dans l’un de mes tiroirs, je ne sais pas pourquoi, mais lorsque je l’avais vu sur amazon, sa quatrième de couverture m’avait séduit, intrigué, je ne savais pas pourquoi, je savais que ce roman était pour moi, je n’ai su la réponse que bien plus tard, étrange prémonition.

Bref revenons en au livre, il s’agit d’un histoire qui m’a bouleversé et qui je pense toutes les familles du monde ont pu connaitre un jour, mais étrangement, c’est un roman intimiste entre 2 frères, l’un est malade, Thomas, et l’autre va l’accompagner dans sa maladie jusqu’à la mort, Lucas. Ce roman raconte la jeunesse fauchée, la jeunesse d’une fraternité, l’horreur du milieu hospitalier (que je partage), la vie. J’ai beaucoup aimé le fait que l’auteur ait coupé temporellement son histoire, je dirais qu’il alterne l’ombre et la lumière, l’hôpital et la maison de l’ile de Ré qui est vraiment le troisième personnage.

L’hôpital est la souffrance, je pense que c’est un peu autobiographique car on peut difficilement inventé je pense les situations vécues. J’ai pensé ce qu’il écrit lorsque je fus moi même confronté à la maladie d’un de mes proches, je fus comme lui surpris pour ne pas dire indigné par certaines attitudes ou postures médicales. J’ai trouvé cette partie poignante, juste, sans impudeur et terriblement réelle; les soins, les remarques, l’observation, les réactions des uns et des autres. Ce qui m’a le plus surpris ce sont les parties sur l’ile de Ré, la maison est décrite avec un tel amour, que l’on dirait presque du Pagnol, cela m’y a fait penser en tous les cas, l’autre personnage de cette partie est le soleil, un soleil chaud, jaune, rayonnant qui va de paire avec l’océan. Je dirais même que ce soleil nous éblouit lors de la lecture, il nous enveloppe. Besson a vraiment bien séparé ces 2 parties et c’est une merveille. La relation non verbale des 2 frères est aussi une réussite, parfois on se demande même si ces 2 frères ne sont pas un même être.

Hugo Marsan du Monde a dit : ” Un superbe et lumineux chant funèbre” et c’est tout à fait cela, ce livre m’a beaucoup ému car il possède une sensibilité unique, un “œil” dont je me sens très proche. Il m’est très difficile de parler de ce livre en détail, sans doute ai je une histoire actuelle trop proche de l’histoire de ce livre, sans doute ne suis je tout simplement pas doué pour m’exprimer ^^ mais ce livre est un grand livre, il rentre en toute simplicité dans la maladie, la mort et surtout la vie. C’est un hymne à la vie, une sorte de carpe diem. De ce livre je retiendrai la lumière, le respect, l’amour, c’est un livre qui va vous entrainer et qui à mon avis ne peut que vous plaire, pour ma part j’ai adoré chaque page que j’ai dévoré.

Dönitz

Je viens de finir de lire un livre de François-Emmanuel Brézet, “Dönitz, le dernier Führer” aux éditions Perrin. Je pense que peu de gens connaissent Karl Dönitz (1891-1980), il fut pourtant le successeur d’Hitler en tant que président du reich. Il fut élevé dans une famille de tradition prussienne par un père ingénieur, il s’engagea d’ailleurs dans la marine impérial dès son bac en poche et il ne devait jamais la quitter. Il effectue une carrière assez brillante durant la première guerre mondiale, d’abord sur un bateau de guerre puis ensuite dans les sous marins, avec lesquels il se distinguera.

Après la défaite de 18, il restera dans la marine et s’efforcera de faire reconnaitre l’utilité d’une très grande flotte sous marine. Au début des années 30, grâce à ses amitiés dans la marine, il se rapproche de l’état major de la marine puis devint commandant en chef des sous marins, il fut l’instigateur de la guerre au tonnage contre les bateaux ravitaillant l’Angleterre et de toute la stratégie des sous marins, notamment dans l’atlantique nord. Puis en 1943 il est nommé grand amiral et prend le commandement en chef de la marine allemande. Son commandement fut couronné de nombreux échecs, notamment sur sa guerre au tonnage.

Comme son idole Hitler, il s’illusionna et fut un nazi fanatique jusqu’au-boutiste, chose qu’il n’était pourtant pas au départ. Il fut jusqu’au bout dans les pas de son Führer et ne le renia jamais véritablement, pas plus d’ailleurs que l’idéal national socialiste. Sur les instructions posthumes d’Hitler il devint son successeur au poste de président du reich, c’est lui qui conclu la paix avec les alliés au titre de chef de l’état. Son mandat dura 23 jours avant d’être arrêté par les alliés et condamné pour crimes de guerre à 10 ans de prison. Une fois sorti de prison, il ne fit plus de politique et la marine ne fit plus appel à lui même s’il garda une bonne aura auprès des anciens sous mariniers.

Dönitz est pour moi l’exemple même du soldat capable et intelligent mais pour qui un ordre est un ordre peu importe cet ordre, ils furent nombreux comme lui, sans compter son antisémitisme mais je pense que sa plus grande faute fut de se politiser et par là même d’oublier son devoir envers l’Allemagne qui devait passer bien avant son serment envers Hitler, ce qui le conduisit, à l’instar d’Hitler, à commettre des erreurs stratégiques qui causèrent la mort de centaines de milliers de personnes inutilement, même si une fois au pouvoir il essaya de sauver la maximum d’allemands, cela fut fait beaucoup trop tard.

Sinon que dire de l’auteur, ben j’aime bien son écriture, elle est fluide et lisible, quand au livre il ne s’agit pas seulement d’une bio sur Dönitz mais aussi et trop parfois, d’un livre sur la guerre sous marine. Le propos est intéressant mais je trouve que cela se fait au détriment de la bio où finalement l’on n’entre que très peu dans la vie personnelle et intime de Dönitz, c’est dommage mais cela reste un très bon livre que je conseille.

Another

Eh oui, encore un anime de fini, c’est les fins de saison après tout, il s’agit d’Another, un anime un peu spécial car l’histoire parle de fantômes et de morts, le tout sur fond d’intrigue car on ne sait pas qui est mort… Bizarre non ? Eh bien oui, c’est le sujet de cette petite série de 12 épisodes, au fur et à mesure que la série progresse, cela devient de plus en plus noir et angoissant, mais qui, qui est le mort… J’ai trouvé l’histoire intéressante, parfois un peu compliquée, elle aurait sans doute pu être un peu mieux travailler en ajoutant de petites histoires annexes, mais c’est vraiment intéressant. Une fois fini, on se pose encore des questions sur l’un des personnages, il y aura t il une suite ? mystère… Les couleurs et le design sont bien mais cela n’est pas le principal atout de ce manga, c’est donc un anime que je vous conseille, c’est assez piquant ^^ .

Voici le synopsis : En 1972, une charmante lycéenne, Misaki, de l’établissement Yomoyama Junior est soudainement retrouvée morte. Par chagrin, ses camarades de classe de la 3-3, ont décidé d’agir comme si elle était encore en vie jusqu’à la remise des diplômes. Cette illusion n’a pas été sans dommage pour cette classe… 1998, Sakakibara Koichi est transféré dans la classe 3-3 et décèle un étrange comportement auprès de ses camarades de classe. Il y rencontre même une mystérieuse élève du nom de Misaki Mei qui porte un cache-oeil et qui passe son temps à dessiner. Un jour, le délégué de la classe 3-3, Sakuragi Yukari, est sauvagement assassiné mais ses camarades de classe agissent comme s’il était encore vivant. Koichi décide de mener l’enquête pour en comprendre les raisons.

Last Exile Ginyoku no Fam

Encore un anime de terminer, Last Exile Ginyoku no Fam, il s’agit de la suite du très célèbre Last Exile qui avait étonné par son histoire et sa qualité, malheureusement, je n’ai pas retrouvé la qualité de l’histoire içi, quand au design d’origine, il n’est que trop rarement identique mais les couleurs sont jolies, pour ma part, je dirais que cette série m’a un peu déçu. C’est une série à fifilles où les petites filles ont le pouvoirs, ce n’est absolument pas réaliste (oui je sais je parle d’un anime ^^ ), c’est rempli de bons sentiments tous plus écœurants les uns que les autres, il n’y a aucune profondeur, aucune épaisseur des personnages, le plus intéressant est encore le méchant. On s’ennuie donc dans cette vingtaine d’épisode.

Voici le synopsis : L’intelligente Fam Fan Fan et Giselle Colette, la sérieuse fille du chef des pirates du ciel, pilotent ensemble leur vanship. Les deux princesses du royaume de Turan, s’apprêtent à signer un traité de paix avec la fédération d’Adès en un lieu sacré. Mais Luscina, qui représente la fédération, les trahit et leur déclare la guerre. Les pirates des cieux viennent à leur aide. Pendant ce temps, l’Exile revient sur cette terre…

Skins 6

Je viens de finir la saison 6 de Skins et je dois dire que j’ai vraiment adoré, cette saison est exceptionnelle, l’exacte contraire de la saison 5 que je n’avais pas trop aimé. Là, les personnages prennent beaucoup d’épaisseur et de profondeur, ils sont bouleversants, émouvants, même très émouvants, la saison tourne autour de Grace et elle va révéler toutes les fêlures des personnages, c’est vraiment une saison très bien faite sur l’errance de toute une génération. Une saison remarquable sur l’amour, l’amitié, la mort, la vie, à voir absolument, les images valent toujours mieux que les mots…

Bleach

Je viens de finir un manga enfin un anime que je suis depuis des années et dont je vous ai souvent parlé, Bleach, il se finit après 366 épisodes, même si des rumeurs courent sur une suite… Alors que dire que je n’ai déjà dit auparavant, c’est un très bon manga, j’ai beaucoup aimé les différentes histoires, même si j’ai une préférence pour la première, je l’avoue, mais le reste se suit néanmoins avec beaucoup de plaisir, j’ai aimé les thèmes de Bleach, tel que le courage, la résignation, la suffisance (mais avec un coté positif ^^ ), le coté sombre, et bien sur l’amitié, 2 thèmes qui me sont très chers, bien sur il y a aussi de la baston, normal sinon on s’ennuie ^^ .

Bon voici le synopsis :

L’histoire se déroule dans une version alternative du monde original où des “Shinigami” (littéralement, Dieu de la Mort) protègent l’espèce humaine et les âmes des morts des “Hollow”, forme bestiale des âmes perdues.Cette lutte incessante, invisible aux yeux d’une très large majorité d’humains, se fait notamment à l’aide de “Zanpakutō”, des sabres spirituels liés à leurs maitres qui peuvent se transformer.

Cette réalité alternative est constituée de plusieurs mondes parallèles parmi lesquels, outre la Terre, la “Soul Society”, le monde des shinigami et des morts, et le “Hueco Mundo”, le monde des âmes perdues, situé entre le monde des vivants (Terre) et la Soul Society. Ichigo Kurosaki, lycéen de 15 ans, arrive à voir, entendre et toucher les âmes des morts depuis qu’il est tout petit. Un soir, sa routine quotidienne vient à être bouleversée suite à sa rencontre avec une shinigami, Rukia Kuchiki, et la venue d’un monstre appelé hollow. Ce dernier étant venu dévorer les âmes de sa famille et la shinigami venue le protéger ayant été blessée par sa faute, Ichigo accepte de devenir lui-même un shinigami afin de les sauver.
L’histoire va peu à peu se diriger vers un vaste complot mystico-politique après l’apparition des premiers autres shinigami. Les batailles au sabre du commencement vont alors se métamorphoser en combats dantesques avec des armes aux pouvoirs surprenants et variés, et parfois aux proportions gigantesques.

The Artist

Ce soir nous avons en DVD The Artist, le célèbre film oscarisé. Je n’avais pas voulu aller le voir au cinéma, cela ne m’intéressait pas, mais vu tout le battage la curiosité m’a piqué. Alors que dire de ce film, tout d’abord c’est un film assez spécial, il m’a fallu beaucoup de temps pour entrer dans le film, je me suis même dit que cela allait être long, je n’étais sans doute pas habituer au muet, même si j’avais vu les films de Charlie Chaplin, Buster Keaton ou certain de Fritz Lang et Abel Gance (son célèbre Napoléon, de 5H30). Mais j’ai fini par entrer dans le film et même si pour moi ce n’est pas le film de l’année, je dois dire que j’ai bien aimé, cela se suit avec beaucoup de plaisir surtout la deuxième partie où Jean Dujardin est vraiment bon alors que dans la première partie, je trouve qu’il affiche un peu trop son sourire carnassié. Un film intéressant, dommage qu’ils l’aient fait en 4/3.