En lisant un billet de jarod sur les dangers d’être jeune et de devenir plus ou moins une salope, j’ai eu envie d’écrire celui çi. J’ai moi aussi connu les petites villes mais je n’étais pas le genre salope même si j’ai connu pas mal de lits, mais au final, j’ai fini par me sentir sali, le sexe était devenu trop banale pour être intéressant, la séduction me plaisait même plus. Il y a 10 ans j’ai connu un jeune mec pour qui je fus son premier mec et ce n’est que bien plus tard que j’ai compris que nous nous étions sauvé mutuellement, je l’ai sauvé des “prédateurs” qui l’auraient sans nul doute brisés à jamais et lui m’a sauvé des plans foireux, de cette tendresse éphémère. Il y a 2 ans et demi j’ai connu un autre jeune mec, très jeune, trop jeune peut être, je me demande encore si je ne l’ai pas sali quelque part et d’une certaine manière j’ai voulu le guider comme un grand frère aurait pu le faire, lui éviter les pièges, lui ouvrir les yeux sur certaines choses, lui éviter des chemins que je sais de traverse (et je ne parle pas de sexe), mais je me suis aperçu aussi que l’on ne peut pas aider les gens s’ils ne le veulent pas.
Aider les personnes, surtout les plus jeunes dans leur début de vie gay n’est vraiment pas une chose facile, on est tiraillé entre l’envie de le protéger, de les accompagner, de partager et l’envie qu’il fasse aussi ces propres expériences sans lui enlever toutes ces illusions et c’est souvent douloureux. J’ai appris que l’on ne pouvait qu’accompagner, s’il le désirait bien sur.