Encore des mots…

Je réorganisais ma bibliothèque afin de faire de la place pour les nouveaux arrivant, quand je me suis mis à feuilleter un livre que mon meilleur ami de lycée m’avait offert, sans doute avais je voulu me retrouver il y a 17 ans, comme pour me souvenir de l’odeur du temps. Et je suis tombé sur une courte lettre qu’il m’avait écrit en m’offrant ce livre, j’avais complètement oublié qu’elle existait, la lire fut comme un choc, choc d’une époque révolue, choc d’un moi révolu, d’un moi qui croyait encore à certaines valeurs, à certains sentiments et promesses, comme j’étais naïf à l’époque et jusqu’à encore très récemment. Quelle belle époque que celle de sa jeunesse !!!

” … Sans toi, j’aurai certainement fait une jolie connerie, … J’ai de la chance de t’avoir et tu vois la citation : ” La certitude est un sentiment qui fait tout son charme à l’amitié et qui manque à l’amour.” reflète tout à fait la position dans laquelle nous sommes… Si tu as besoin de moi, je serai là… Ton ami pour ma vie.”

Quelles balivernes…

Déferlante

Je ne voulais pas parler et pourtant je l’ai fait, je n’ai pas pu m’empêcher de craquer, je crois que c’est l’une des rares fois, heureusement cela ne fut qu’au téléphone.

J’ai vu ma mère, étrangement cela a été moins pire que je ne l’aurais cru et pourtant la douleur est insidieuse, fourbe… J’ai vu ma tante et j’ai su que quelque chose aller se passer, elle m’a pris dans ses bras et s’est mise à pleurer en me serrant fort. Elle me disait combien elle regrettait la situation, comme ma mère lui manquait en ce jour anniversaire de son mari alors qu’il y a 10 ans elle était là et que c’était la sœur de ma mère qui se mourrait à l’hôpital.

J’ai eu toutes les peines du monde à retenir mes sentiments mais j’y suis arrivé. J’aurais tant aimé qu’il soit là au lieu de ce téléphone. Je me suis pris ses sentiments en pleine gueule, je peux gérer mes sentiments, même parler de ça, mais partager cela avec ceux qui ressentent la même chose je ne le peux, non c’est trop pour l’instant.

Le monde n’est pas arc en ciel

Je ne sais pas si c’est parce que l’on en parle plus, mais j’ai l’impression qu’en ce moment, il y a beaucoup de suicide chez les jeunes gays, récemment il y a eu Jamey Rodemeyer puis Jamie Hubley, 14 et 15 ans, sans compter les agressions homophobes, notamment contre des lesbiennes en pleine rue de Charlesville-Mézières. Cela me révolte de plus en plus, cela m’énerve tellement que je n’en trouve pas les mots, putain 15 ans, 15 ans…

Récit d’un bateau ivre

Les vacances n’auront été que de courte durée, le retour dans la vraie vie aura été rapide. Je me sens comme vidé de toute substance, comme fatigué de tout, je n’ai envie de rien, est ce le temps, les choses de ma vie, je ne sais pas ?

J’ai l’impression d’être un robot, je me lève, je vais au travail, souris mécaniquement, je mange, je fais les courses, le ménage, mais tout cela est un automatisme, rien de plus, j’ai l’impression d’être comme anesthésié, comme si je ne pouvais ne plus rien ressentir, c’est comme si j’étais absent de moi même, étrange impression en fait. Cela fait bien longtemps que je n’ai pas été présent, à vrai dire non, j’ai fait un court passage sur un bateau en partance pour une prison, je pouvais entendre le clapotis des vagues de cette baie du pacifique, je pouvais sentir les embruns marins et le vent gilfait mon visage, je pouvais voir le soleil se refléter sur l’océan et brulait ma peau, un moment magique, un retour chez soi… Mais mis à part ça, cela fait déjà longtemps que je suis absent de moi même.

J’ai la mémoire qui déraille, pourquoi j’oublie sans arrêt de lui téléphoner, pourquoi dois je me mettre un rappel, étrange dénégation, je n’ai pas envie de la voir ce we, non, pas envie de la voir allongée dans un lit d’hopital, pas envie de voir ses cheveux absent, décidément c’est de famille, être absent de soi… NON, je n’ai pas envie de voir ça, de voir ces hommes et femmes en blouses blanches, pas envie de voir l’air désolé des gens qui m’entourent, pas envie de sentir la mort, pas envie de rentrer dans un bar et de me bourrer la gueule à mort, non je n’en ai pas envie et pourtant tel est l’obligation de mes devoirs, c’est bien le minimum que je lui dois…

Mais qui peut comprendre ? Moi même je ne le puis… Je rêve de lui presque chaque nuit, cette nuit fut particulièrement éprouvante, si je pouvais l’oublier, l’effacer d’un trait… Mais comme effacer la trahison ? On me dit que j’ai changé, que je ne souris plus, que je suis fermé, oui, ils ont raison, comment faire autrement ?

Il y a un tout petit phare au loin, qui sait…

San Francisco

Cette année, nous sommes partis en vacances à San Francisco pour voir des amis, c’était pour moi un voyage très stressant car je suis malade en avion et 11h10 d’avion, m’angoissait pas mal, mais nous avons décidé de sauter le pas. Nous voici donc partis pour la capitale gay, à nous, sauna, backroom et plage gay… A part ça, le vol s’est très bien passé, je n’ai pas été malade et il n’y a eu aucunes perturbations. Nous avons été hébergés chez un couple d’amis ce qui a limité les frais.

Alors que dire de notre voyage ? Rassurez vous je ne vais pas vous détailler jour par jour notre aventure, je serai assez général. J’ai vraiment beaucoup aimé San Francisco, c’est une ville agréable où il y a beaucoup de grands parcs, les quartiers sont très différents les uns des autres, on passe assez facilement des grands immeubles aux quartiers résidentiels et les fronts de mers sont très agréables. Les rues sont propres, cela change de Paris et le quartier d’affaire est très agréable à mon grand étonnement, j’aime les grands immeubles.

Je pense qu’il fait bon vivre dans cette ville mais étrangement je n’y vivrais pas car c’est beaucoup trop américain, c’est assez difficile à expliquer, mais la vie ne m’y conviendrait pas. J’ai beaucoup apprécié l’esprit américain du service, bon les chauffeurs de bus et la poste sont comme en France, mal aimable, mais le service a vraiment un sens, que se soit dans une banque, un supermarché ou au restaurant, j’ai vraiment beaucoup apprécié cela. Un petit exemple, nous arrivons à l’aéroport de San Francisco et nos bagages sont déjà prêts à coté du tapis, je n’ai plus eu qu’à les prendre, alors qu’à roissy, il y a eu une panne de tapis, puis j’ai attendu 25 min et et j’ai du me niquer le dos à décharger les valises, je pense que tout est dit, en France on ignore le sens du mot service (surtout qu’à l’aller, ils nous ont éventré l’un de nos sacs…). Là où je suis surpris c’est par les américains, je les pensais très arrogants et au final, j’ai découvert des gens très ouverts, qui parlent très facilement à des inconnus, ce qui est assez contraire à mon caractère. Continue reading

Futilités

La mémoire me fatigue. Quand je suis allé voir mère, le we dernier, j’en ai profité pour prendre quelques photos de moi enfant dans de vieux albums tout déchirés et aujourd’hui je viens de les ranger dans un album tout neuf. Cela m’a fait bizarre de trier ces vieilles photos jaunies par le temps, je me suis revu de 0 à 9 ans (après il n’y a aucune photo jusqu’à mes 19 ans), très blond, souriant, heureux, jouant avec ma sœur et mon frère. j’ai pris aussi quelques photos de ma mère et je me suis rendu compte combien elle était belle quand elle était jeune et cela m’a fait remonté tout plein de souvenirs assez heureux.

Mais bon, il m’est difficile de mettre des mots la dessus, se sont plus des impressions, des odeurs, des sons, je me suis souvenu de vêtements, de jouets cassés, de jeux, etc, qu’ils seraient fastidieux d’énumérer içi. Pour compléter un peu mon album, je l’ai poursuivi après mes 19 ans en y mettant des photos de mon armée, puis des différents voyages que j’ai fait avec mon homme, cela m’a rappelé plein de bons souvenirs et m’a permis de voir que j’avais beaucoup voyage quand même. J’ai aussi mis quelques rares photos d’amis me rappelant ainsi de bons moments mais faisant aussi remonter les mauvais souvenirs du présent, mais bon, comme je le dis souvent, c’est la vie, ce qui est clair c’est que j’ai perdu mes dernières illusions en la matière, enfin bref…

Cet album m’a aussi fait ressurgir mon désir d’enfant car mes parents avaient l’air heureux avec nous, j’aurais beaucoup aimé connaitre ce bonheur, mais bon, il faut savoir se contenter de ce que l’on a et moi j’ai l’homme que je voulais avoir.

Mass murder

Alors comme cela tu as un nom mass murder, un nom qui fait s’envoler, un nom qui cloue un cercueil, un doux nom qui résonne comme une pointe acérée au tréfonds de cœurs aimants, Helicobacter pylori. Te voici donc assassin, meurtrière, faiseuse d’orphelins, faucheuse silencieuse, te voici donc toi qui la torturera jusqu’au bout, toi qui fera d’elle l’ombre de ce que qu’elle fut jadis, toi qui nous enchaine à ton funèbre cortège, toi qui nous ôtera celle qui m’a mise sur cette terre, je maudis le jour où tu es née, sois maudite à jamais.