Guilty Crown

Je viens de finir un manga, Guilty Crown, en 22 épisodes et je dois dire que j’ai bien aimé. Ces 22 épisodes sont assez inégaux et pour ma part, je dirais que la première moitié est bien mais cela manque un peu d’intensité, de suspens, alors que la deuxième partie est beaucoup mieux je trouve, les personnages sont plus complexes, plus travaillés je dirais même si dans les 2 cas, cela est une histoire assez complexe pour ne pas dire brouillonne parfois mais non dénuée d’intérêt.

J’ai beaucoup aimé les musiques, elles sont tout simplement superbes, je vous conseille vivement d’aller les écouter sur youtube, il y a 2 génériques de début et de fin ^^ . Les couleurs et le design sont pour moi très réussis, c’est ce que j’aime, j’aime aussi l’ambiance de l’histoire qui est très sombre et mélancolique. Ce qui m’a plu aussi, c’est l’histoire d’amour entre Shu et Inori, qui est tout en subtilité mais qui éclate à la fin, c’est l’un des 2 thèmes de ce manga en plus de l’évolution. C’est donc pour moi un bon manga même si il aurait pu être un peu mieux réussi avec une histoire moins brouillonne, mais le pouvoir du roi est une excellente trouvaille, d’ailleurs cela fait un peu penser au début à Code Geass mais il n’en est rien.

Voici le synopsis : Suite à l’apparition et à la propagation d’un virus hautement mortel, le Japon a dû faire appel à l’aide de nombreux pays étrangers afin d’enrayer la pandémie. Maintenant sous le contrôle de cette coalition, les habitants vivent dans la crainte de l’Anti-Bodies, une unité créée dans le but d’éradiquer le virus et abusant impunément de son autorité. Alors qu’il espérait seulement prendre son repas dans un endroit tranquille, Shû Ouma fait la rencontre d’Inori Yuzuriha, idole et chanteuse du net dont il apprécie les chansons. Cette dernière, blessée, lui demande de mener un certain objet à un dénommé Gai. Peu après elle se fait arrêter sous ses yeux et il ne tente rien pour la sauver mais suite aux exactions de l’Anti-Bodies il décide d’agir et de sauver Inori. C’est alors que l’objet qu’il détenait en sa possession se brise. Il se voit dès lors doté d’un étrange pouvoir, et son existence bascule…

Cloclo

Cet après midi, nous sommes allés voir le nouveau biopic sur Claude François au ciné et je dois dire que j’ai bien aimé. Je trouve la prestation de Jérémie Renier vraiment excellente, il est un parfait cloclo, le film ne cache rien de la personnalité de Claude François notamment son coté tyrannique et narcissique mais j’ai beaucoup aimé le film même si je le trouve un peu long, il y a un moment un peu creux au milieu du film. Mais cela se suit avec beaucoup de plaisir et bien sur ses chansons sont là, surtout “Comme d’habitude”. A voir.

Heydrich

Je viens de finir une biographie de Reinhard Heydrich (1904-1942) par Mario R. Dederichs aux éditions Tallandier. Je pense que peu de gens connaissent ce personnage et pourtant il fut une pièce maitresse du troisième reich et de l’holocauste. Il naquit dans une famille bourgeoise, son père était directeur d’un conservatoire de musique et ténor, la famille a bien vécu jusqu’à la fin de la première guerre mondiale. Il fut élevé dans la tradition catholique stricte, ultranationaliste et fit des études sportives, il obtint son baccalauréat et s’engagea dans la marine afin de devenir officier.

Mais déjà une chose m’a choqué, dès l’âge de 15 ans, il participe comme estafette aux freikorps (corps francs) pour combattre les insurrections communistes dans sa ville, dès le début de sa vie, il adhère à l’instar de sa famille aux idées du coups de poignard dans la dos et au complot et il ne cessera d’y croire toute sa vie. Il devient donc officier de marine puis se spécialise dans les écoutes de la marine, mais il ne fait pas une brillante carrière dans la marine, il est sujet de nombreuses moqueries sur son caractère, on le trouve hautain, distant et méprisant et au sujet des prétendues origines juives de sa famille, ce qui s’avère sans réels fondements. Mais il fait une brillante carrière sportive, c’est un excellent escrimeur, l’un des meilleurs d’Allemagne, et un brillant cavalier et nageur.

Suite à une histoire de mœurs, Heydrich est renvoyé de la marine en 1931 mais il intègre derrière le SD (service de renseignement du parti) que Himmler vient juste de fonder et il le charge de véritablement créer ce service ce qui va révéler chez lui des talents hors pairs d’organisateur. De là son ascension sera fulgurante, il devient donc le chef du SD, puis le bras droit du chef de la police allemande, Himmler, en 1939, il devient chef du RSHA (office central de sécurité du reich). Le RSHA est l’organe centrale de l’organisation SS, mais aussi de la sécurité du reich, il regroupe la gestapo, la police criminelle, le SD (qui est devenu un service d’espionnage et de contre espionnage) et le bureau des affaires juives. On peut donc voir que Heydrich gérait quasiment toute la machine de terreur du reich directement sous les ordres de Himmler puis plus tard sous les ordres de Hitler.

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Divagations

Étrange période que celle qui traverse ma vie en ce moment. Elle se compose à la fois d’un repli et d’une ouverture, repli indéniablement, je ne supporte plus d’écouter les politiques à la télé, leurs sempiternels invectives m’insupportent, quelle triste bande d’imbéciles. Repli car je me recentre sur moi, mais cela me permet aussi de m’ouvrir sur un autre monde, sur celui de l’histoire, je crois que je n’ai jamais autant lu et encore m’écoutant, je pourrais lire toute la journée, je dévore tout ce qui a trait à l’histoire, je dévore aussi tout ce qui est musique classique dans son sens large, surtout la musique allemande, ce que je peux adorer Beethoven, cette force, cette sensibilité, ses tourments, je pourrais en écouter des heures et des heures, me couper de ce monde et en ouvrir un nouveau, ce nouveau monde me procure une grande joie, c’est quasi mystique je dirais même pour certains morceaux.

Je me gave de culture, essentiellement allemande d’ailleurs, ce qui est étrange je trouve car cela correspond aussi à mes lectures, mais peut on encore dire Beethoven allemand après avoir entendu le final de la neuvième symphonie ? Je ne le pense pas. Je regrette juste de ne pas avoir la mémoire que j’avais avant, si seulement, il ne me reste plus que des impressions, que c’est dommage. Repli enfin, je suis absent de mes amis et cela ne me dérange à vrai dire pas plus que cela, certains diront que je suis déçu de l’amitié, je ne dirais pas cela pour ma part, disons que j’y accorde une importance plus relative et c’est le fruit de plusieurs mois de réflexion qui ont abouti à la perte de mon meilleur ami. Je n’ai pas pu conserver cette amitié, j’ai toujours aimé les situations claires et nettes, j’ai toujours haï les faux semblants, il a fallu que j’y mette fin, cela ne fut pas facile, mais quand on doit, on doit, il faut savoir être honnête avec soi même et ne tenir aucun compte de ce que pense l’autre, de toute manière, je parie que tout tournait encore autour de son nombril, maintenant les choses sont nettes, quand une relation fait souffrir, autant y mettre un terme, j’aurais du le faire beaucoup plus tôt.

Bref, tous cela pour dire que parfois j’ai l’impression de me retrouver adolescent quand je dévorais le peu de livre que j’avais à ma disposition et que je m’initiais à la musique classique, mon premier émoi fut pour la sonate au clair de lune de Beethoven, que j’ai découverte dans un manga à la télé puis avec un ami dont j’étais secrètement très amoureux, il me fit découvrir toute la sonate chez lui, un moment magique, je m’en souviens encore 22 ans après, j’ai de suite su qu’un monde merveilleux s’offrait à moi, celui de l’âme… Quelle époque bénie que celle de l’adolescence où l’on découvre tout, si seulement j’avais eu un accès à la culture plus large et pas seulement un petit rayon de lumière… Quand à ma passion pour l’histoire elle remonte en CM2, je me souviens avoir volé une page d’un livre où l’on voyait l’armée allemande défilée sur les Champs Élysées, je me souviens aussi de mon tout premier livre à moi, c’était un livre d’aviation sur les Hellcat, suivi des Focke-wulf et Messerschmitt et enfin d’un livre sur la deuxième guerre mondiale, finalement on en revient toujours à ses premiers amours…

Harold et Maude

Puis nous avons terminé par une autre pièce au théâtre Antoine, Harold et Maude, avec Line Renaud et Thomas Solivéres et ce n’était pas du tout prévu, nous y avons été en toute dernière minute, ce qui nous a permis d’avoir un prix très abordable et d’être en plus très bien placé. Un ami m’avait fait découvrir le film il y a quelques années et j’avais bien aimé l’esprit qui y régnait, la pièce ne m’a pas déçu.

C’est l’histoire d’une rencontre entre une vieille dame au passé que l’on devine tragique, mais qui a su garder un incroyable amour de la vie, Maude, et un adolescent de 18 ans étrange et un peu perdu, Harold. Et de cette rencontre va naitre non seulement un grand amour qui dépasse les clivages mais aussi l’éveil à la vie d’Harold. Je dirais presque que cette histoire est une histoire zen, en tous les cas cela m’y a fait penser par son amour de la vie et son détachement des choses.

J’ai tout simplement adoré cette pièce alors que je ne suis vraiment pas fan de théâtre, c’est drôle et léger du début à la fin, on n’arrête pas de rire, mais non avec le rire gras de l’humour, mais avec ce rire léger de la cocasserie, Line Renaud est tout simplement incroyable, elle illumine la scène, elle est une parfaite Maude, Thomas Solivéres joue également vraiment très bien même si parfois il n’a pas encore l’aisance d’un comédien confirmé, surtout au début de la pièce, mais son jeu est vraiment bon et touchant, il fait un bon Harold. Et une mention spéciale à Claire Nadeau dans le rôle de la mère d’Harold, elle est tout simplement hilarante, le rôle lui va comme un gant. Mise à part ça, j’ai trouvé les décors vraiment très jolis et ingénieux et la mise en scène est très bien même si le film est je pense un peu plus subtil et travaillé.

C’est donc une pièce à voir absolument, même pour ceux qui comme moi ont vu le film, on passe vraiment un très bon moment, cette histoire n’a rien perdu de son authenticité et de son message, bien au contraire. Je pense à contrario de certains critiques qu’il faut voir le message que porte cette œuvre et non la soi disante improbable histoire d’amour entre un ado et une octogénaire, cela va vraiment mais vraiment bien au delà.

Inconnu à cette adresse

Nous avons poursuivi notre journée en allant voir “Inconnu à cette adresse” au théâtre Antoine à Paris. Il s’agit d’un échange épistolaire entre Max un juif américain et Martin son meilleur ami, un allemand, de 1932 à 1934. Je dois dire que cette pièce m’a plu et m’a déplu, tout d’abord elle m’a plu car je trouve que les lettres de Martin expriment bien pourquoi les allemands se sont pris de passion pour Hitler, l’espoir est une arme redoutable. Ensuite, j’ai aimé la relation de ces 2 quasi frères qui va tourner à l’aigre au fil de ces 2 années, leur amour fraternel va se transformer en haine de l’autre et bien que l’on soit plus enclin à détester l’allemand on peut voir qu’en définitif, leurs 2 comportements furent détestables et qu’ils furent emporter comme des millions d’autre dans les tourments de la haine.

Par contre, j’ai détesté le jeu de Patrick Timsit que j’ai tout simplement trouvé abominable, on avait l’impression qu’il découvrait le texte… Et puis pour une pièce qui a duré 50min, j’ai trouvé le prix carrément prohibitif, c’est quasiment du vol.

Les masques de jade mayas

Hier, nous avons fait une journée culture en allant visiter l’expo sur les masques de jade mayas, ce qui tombe bien car j’adore le jade et les mayas. Si vous lisez ce blog, vous savez que je hais la pinacothèque, que je trouve atrocement mal agencée surtout par forte affluence, mais j’ai quand même pu voir les masques à peu près comme je le voulais. J’ai donc pu admirer ces masques qui pour la plupart furent porter comme ornement sur des costumes à part un qui fut véritablement mis sur un visage mais en tant que masque mortuaire et je dois dire que c’est de toute beauté, je les ai trouvés pour ma part très expressifs et remarquablement exécutés. Se sont de véritable trésors artistiques, à voir, même si la pinacothèque aurait pu faire l’effort de nettoyer ses vitres et d’avoir des murs un peu moins dépouillés.