Que……qu……….queeee…..

J’ai vu un petit reportage assez intéressant sur le bégaiement tout à l’heure sur M6, bon certes cela n’a rien de révolutionnaire, mais je me suis rendu compte que finalement les méthodes décrites dans ce reportage, je me les étais appliquées à moi même lorsque j’étais ado, maitrise du souffle et de la diction, même si se fût beaucoup moins facile qu’il n’y parait à la télé. Je me souviens qu’à l’époque je donnais des noms idiots à ces techniques, il y avait d’abord la technique “arts martiaux”, c’est simple cela consistait non pas à parler mais à expulser un mot comme lorsque l’on fait des arts martiaux où il faut expulser un cri, puis après il y avait la technique “robot”, je me souviens que mère n’arrêtait pas de me dire de cesser de parler comme un robot car ça l’agacer prodigieusement mais ils ne se rendaient pas compte comme j’étais super content de parler comme ça, car je pouvais faire un phrase, et il y avait aussi la méthode “speedy”, je parlais à tout vitesse et l’on me regardait comme un être étrange.

Je crois que personne ne pouvait se rendre compte de ce que cela pouvait représenter pour moi à l’époque de parler comme ça, bon certes, je ne butais pas sur chaque syllabe, mais quand même, je butais atrocement sur chaque entrée de phrase et sur un grand nombre d’entrée de mot dans la phrase et si je m’énervais, je ne sortais tout bonnement rien. Je sais que certains diront que ces méthodes n’ont rien de scientifiques et ne sont pas dispenser par des professionnels medicaux, mais je dois dire que je m’en tape, ça marche et c’est tout ce qui importe, car les psy et autres orthophonistes ne servent pas à grand chose à mon avis même si cela a sauvé certaines personnes, leur approche est trop lente et trop éloignée des réalités.
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Article intéressant

Je reprends içi un article de “Parole de bègue” que j’ai trouvé particulièrement intéressant, il est concis (on ne peut que s’en réjouir) et donne, je trouve, une bonne vue d’ensemble sur les recherches ayant pour base le système neuronale.

<< Kate Watkins a fait une intervention lors du symposium de l’ENS le 16 mai dernier consacré aux Bases Neurales du bégaiement (voir sujet précédent). J’ai pu obtenir les résumés des différentes interventions. Je vous en ferai une série d’articles qui, avec les articles de Tom Weidig traduit par Olivier, vous donneront je pense une bonne vision de ce qui s’est passé à Paris pendant cette évènement unique sur le bégaiement à Paris.

Kate Watkins (FMRIB Centre and Dept. Experimental Psychology, University of Oxford, UK) a fait une présentation intitulée : Anomalies structurelles et fonctionnelles du système sensori-moteur dans le bégaiement. Vous trouverez ci-dessous le résumé de Kate Watkins.

Des études d’imagerie fonctionnelle chez les sujets qui bégaient montrent des modifications structurelles et fonctionnelles dans les régions sensorielles et motrices. En ce qui concerne le système moteur, nous-même ainsi que d’autres équipes ont observé des niveaux anormaux d’activité dans les cortex moteur, prémoteur et préfrontal, ainsi que dans le cervelet et certains noyaux du mésencéphale pendant la production de parole (Watkins et al., 2008). Ces observations s’accordent avec l’idée qu’il y aurait un excès de transmission dopaminergique ou un fonctionnement anormal des boucles cortico-striato-thalamiques dans le cerveau des personnes qui bégaient (Alm 2004). En ce qui concerne le système sensoriel, nous avons observé une activité réduite du cortex auditif qui pourrait être due à des anomalies dans la transmission de copies d’efférence ou de décharge corollaires à partir du cortex moteur (Brown et al., 2002).

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Paroles brisées

J’ai vu sur parole de bègue ce texte de rap et je dois avouer que l’auteur met dans le mille, j’avais envie de vous faire partager le texte, le voici :

Paroles brisées (Texte et musique de Fred Le Néna):

Imagine, quand tu veux parler, ta gorge se noue et ce n’est pas une angine
Imagine, sans cesse tu fais un bras de fer avec ton éloquence mais celle-ci est plus maligne
Imagine, quand tu parles, tu vomis tes mots, réclame une bassine
Imagine, c’est c’que j’vivais, l’enfer est dans la parole
Y en a peu qui peuvent comprendre franchement c’est pas drôle
Quand tu veux parler le pétage de plomb te frôle
Toi tu coules, les autres nagent le crawl
Mesdames et messieurs, sachez-le, quand je parle ma langue prend feu
Messieurs et mesdames, sachez qu’y a pire comme drame
Mais mon langage c’est d’la mauvaise came
Y a l’feu mon éloquence crame
Mes paroles sont carbonisées
Putain, j’vais disjoncter

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Fierté

Cet article ne va surement intéressé personne, mais bon je le fais quand même, car je suis content de moi. Bon ce n’est pas un secret pour ceux qui me lisent assidument que je bégaye très légèrement et que je bégayais énormément lorsque j’étais enfant. L’autre jour, dans mon travail, je suis tombé sur un connard (ça se reproduit à une vitesse, pire que des lapins) qui n’a rien trouvé d’autre que de se moquer de mon petit bégaiement et là je me suis étonné moi même, au lieu de me vexer ou de m’énèrver, j’ai tout simplement retourné son "argument" à mon profit, lui prouvant son manque d’intelligence, le pauvre en est resté pantois. Inutile de dire que cela m’a mis de bonne humeur pour le reste de la journée, j’étais fier de moi, j’étais enfin loin de mon enfance où je réglais ces moqueries à coup de poing, je ne gagnais pas toujours malheureusement, loin de mon adolescence où je prenais sur moi ou me vexer, j’ai enfin eu la bonne réaction, je sais, beaucoup vont trouver cela complètement con de se réjouir pour si peu mais c’est une victoire sur moi, sur ma nature et cela j’en suis très content même si la prochaine fois cela se passera peut être différemment.

Malgré tout ce temps, je trouve bizarre que cela est encore de l’importance pour moi, je devrais être blindé depuis, mais il en est rien, j’ai juste appris à ne plus me servir de mes poings, à prendre sur moi aussi bien avec ce type de connard qu’avec les autres qui pensent mieux savoir que les personnes concernées, qui pensent que nous avons un problème psy ou que nous sommes traumatisés. Qu’est ce que cela peut m’énèrver les gens qui savent mieux que les personnes concernées, les gens qui ont leur théorie, en vérité, ils ne connaissent ni le problème, ni la souffrance, je dirais même que par leur "je sais tout", ils nous déconsidèrent nous et le bégaiement. Heureusement ces derniers sont rarement méchants.