Des souris et des hommes

Hier soir, avec mon homme et Folger nous sommes allés voir “Des souris et des hommes” au théâtre du petit saint martin à Paris. J’avoue ne pas être un grand amateur de théâtre, mais j’ai quand même passé un très bon moment à regarder cette pièce en charmante compagnie. Néanmoins et ayant lu le roman, je ne m’imaginais pas Lenny comme cela, certes c’est un attardé mental, mais le comédien l’a interprété d’une manière que je n’aime pas, il n’a pas arrêté de le faire rire, et le pire c’est que son rire était communicatif, la salle a plusieurs fois ri, alors que pour ma part, je n’ai jamais trouvé rien de drôle dans le roman, bien au contraire, ce parti pris m’a un peu dérangé, ensuite, je n’ai pas retrouvé cette “sensibilité” que j’avais tant aimé dans le roman, il faudra que je vois le film un de ces jours.

Alors je me suis peut être imaginé trop de choses en lisant le roman, cela se peut, mais j’ai quand même passé un très bon moment, les comédiens jouent bien, notamment ceux qui tiennent les rôles de Candy et de Lenny, c’est une réussite même si certains partis pris ne me plaisent pas. Sinon les sièges sont atroces (comme dans tous les théâtres ????), digne des sièges de quai de métro, dommage…

Des souris et des hommes

Pour changer, j’ai décidé de lire un roman et non une biographie historique, il s’agit de “Des souris et des hommes” de John Steinbeck que m’a chaudement recommandé (doux euphémisme) Folger à d’innombrables reprises :-p . Alors que dire, tout d’abord qu’il y a une bonne préface de Joseph Kessel où il explique le titre ensuite que c’est un roman assez mince qui pour moi a tout l’air d’une nouvelle, mais bon, n’y connaissant rien je ne m’étendrai pas dessus. On est tout de suite dans l’histoire, pas d’introduction, pas de fioriture inutile et ça j’avoue que j’aime bien, j’ai également beaucoup aimé le fait que de suite l’auteur en quelques mots nous brosse un tableau réaliste sans pour autant porter de jugement sur ses personnages, cela m’a permit de visualiser des images dans ma tête des différentes scènes du roman. Son style est direct, ciselé, très brut, mais en même temps on y sent beaucoup de finesse, les mots sonnent juste, c’est un roman prenant qui se lit sans difficultés.

Au début du roman, j’avoue que j’ai eu une mauvaise surprise car on devine assez rapidement la fin (sans pour autant en dévoiler tout les dessous) et cela m’a un peu chagriné sur le coup, mais je me suis aperçu que malgré l’absence de suspens ben je dévorais chaque page en espérant que mes craintes n’étaient pas fondées, comme si je souhaitais que l’inéluctable n’arrive pas. On s’attache vite à lennie et ce n’est qu’à la fin que l’on s’aperçoit que l’on s’était aussi attaché à george et que l’on voit véritablement l’amour qui liait ces 2 êtres. Je me suis interrogé sur la fin, est ce de l’amour, est de la haine (pour avoir briser leur rêve), ou est ce de l’égoïsme (pour pouvoir avoir une vie normale) ? Pour ma part, j’ai envie de croire que se fut de l’amour, oui un amour intense pour un acte intense, je suis sans doute trop optimiste, néanmoins je trouve que malgré l’amour, cet acte a de la cruauté en lui, comme si parfois la vie prenait un malin plaisir à briser les hommes… Un roman à lire absolument.