Je me souviens avoir penser l’autre jour que je ne faisais plus depuis un moment le ménage en musique, alors cet après midi j’ai décidé de faire le ménage en musique, j’ai mis longtemps à trouver ce que je voulais écouter et j’ai finalement pris au hasard de la musique classique, enfin plutôt romantique, et je m’aperçus que cela faisait une éternité que je n’en avais pas écouté. Me voilà en train de faire la poussière en écoutant la sixième symphonie de Beethoven, dite “pastorale”, et mon dieu quel bonheur, cela très longtemps que je n’avais pas été aussi bien. Je me suis tout un coup senti replonger dans le passé, dans ce dix-neuvième siècle que j’adore tant et tout m’est revenu en mémoire, la première fois réellement où je fus subjugué par la musique classique, c’était avec la Jupiter de Mozart qu’un ami m’avait fait découvrir chez lui, c’est étrange d’ailleurs c’est très souvent à un homme que je dois de telle découverte, titou m’attirait beaucoup aussi…
Bref, je me suis aussi rappelé le plaisir que j’éprouvais en lisant Balzac ou Dumas (oui folger j’ai lu
), tout plongé que j’étais dans ce siècle extraordinaire, fait de passion, de musique, de littérature, de romantisme, de peinture, de liberté et de grandeur. Tout va tellement bien ensemble, je me souviens même des frissons, des rictus et des ricanements nerveux que j’éprouvais parfois en lisant Bonaparte et Napoléon d’andré Castelot ou encore la Révolution française d’Alain Decaux ou François Furet, je devais être le seul ado au monde à quasiment jouir de bonheur dans son lit, sous sa couette, en lisant Castelot, plus rien n’existait, ni la nuit, ni les heures, ni les devoirs, et encore moins les autres, rien, seul compter l’Histoire, son histoire, pour moi c’était presque un roman de suspens tellement j’avais hâte d’être au lendemain soir pour continuer, quel plaisir j’avais…
Je me rappelais aussi toutes ces peintures vues, toutes ces sculptures, et tout ces films ou feuilletons traitant de ce siècle fabuleux. Je me souviens aussi de mes rêveries d’adolescent quand j’écoutais cette musique romantique, notamment ce morceau de la septième symphonie de Beethoven, quel morceau fabuleux, je me souviens encore que je m’imaginais dans un carrosse allant à vive allure à travers les forêts d’Allemagne par un sombre temps, en entendant au loin la canonnade de notre empereur, tout presser que j’étais par mon malheur romantique, les chevaux tout prêt à rendre l’âme. Que j’étais enfant, un enfant qui avait son monde à lui, fait de l’Histoire, j’étais sans aucun doute unique au monde
.
Où est passé cet ado si passionné ? A t il perdu ces illusions sur ce monde ? Sans doute oui, bien qu’il m’arrive encore de me retirer dans mon monde. Il n’y a vraiment que la musique classique qui puisse me mettre dans un état pareil, c’est véritablement une musique qui parle à l’âme, j’ai découvert la sixième grace au film “Soleil vert”, film ô combien pessimiste qui à l’époque m’avait beaucoup tourmenté. Sinon j’ai bien fini mon ménage
, avec du retard mais tout est fait et j’ai vraiment passé un moment fabuleux en compagnie de Beethoven, mes souvenirs et de mon imaginaire. Voici pour vous 2 extraits des sixième et septième symphonie de Beethoven.