Comme un enfant

Aujourd’hui je suis allé à la fnac pour me chercher un nouveau livre à lire durant mon trajet maison/boulot et bien sur il s’agit d’un livre d’histoire. Si vous aviez été une petite souris, vous auriez pu voir un enfant en train de découvrir tout les livres d’histoire sans savoir lequel choisir tellement il aimerait tous les acheter, entre une histoire du troisième reich en plusieurs volumes, une histoire de l’humanité, des histoires de France, une biographie de Mao, une autre de Staline jeune, etc…. bref que de choix et que d’étoiles qui pétillent dans les yeux, je crois que je pourrais rester des heures à feuilleter, à regarder, à toucher et sentir tous ces livres tellement je me sens bien dans ce rayon. Finalement ma carte bancaire m’a rappelé à l’ordre et j’ai choisi de découvrir Mao au travers d’une biographie, “Le singe et le tigre, Mao, un destin chinois” d’un illustre inconnu pour moi, Alain Roux. Oui, je sais, je poursuis ma série des dictateurs sanguinaires, mais bon, les racines du mal m’ont toujours très intéressé.

PS : il s’agit du 1300ème article officiel de ce blog depuis son ouverture il y a un peu plus de 5 ans sans compter les 3182 commentaires.

Réminiscence

Je me souviens avoir penser l’autre jour que je ne faisais plus depuis un moment le ménage en musique, alors cet après midi j’ai décidé de faire le ménage en musique, j’ai mis longtemps à trouver ce que je voulais écouter et j’ai finalement pris au hasard de la musique classique, enfin plutôt romantique, et je m’aperçus que cela faisait une éternité que je n’en avais pas écouté. Me voilà en train de faire la poussière en écoutant la sixième symphonie de Beethoven, dite “pastorale”, et mon dieu quel bonheur, cela très longtemps que je n’avais pas été aussi bien. Je me suis tout un coup senti replonger dans le passé, dans ce dix-neuvième siècle que j’adore tant et tout m’est revenu en mémoire, la première fois réellement où je fus subjugué par la musique classique, c’était avec la Jupiter de Mozart qu’un ami m’avait fait découvrir chez lui, c’est étrange d’ailleurs c’est très souvent à un homme que je dois de telle découverte, titou m’attirait beaucoup aussi… :mrgreen:

Bref, je me suis aussi rappelé le plaisir que j’éprouvais en lisant Balzac ou Dumas (oui folger j’ai lu :-p ), tout plongé que j’étais dans ce siècle extraordinaire, fait de passion, de musique, de littérature, de romantisme, de peinture, de liberté et de grandeur. Tout va tellement bien ensemble, je me souviens même des frissons, des rictus et des ricanements nerveux que j’éprouvais parfois en lisant Bonaparte et Napoléon d’andré Castelot ou encore la Révolution française d’Alain Decaux ou François Furet, je devais être le seul ado au monde à quasiment jouir de bonheur dans son lit, sous sa couette, en lisant Castelot, plus rien n’existait, ni la nuit, ni les heures, ni les devoirs, et encore moins les autres, rien, seul compter l’Histoire, son histoire, pour moi c’était presque un roman de suspens tellement j’avais hâte d’être au lendemain soir pour continuer, quel plaisir j’avais…

Je me rappelais aussi toutes ces peintures vues, toutes ces sculptures, et tout ces films ou feuilletons traitant de ce siècle fabuleux. Je me souviens aussi de mes rêveries d’adolescent quand j’écoutais cette musique romantique, notamment ce morceau de la septième symphonie de Beethoven, quel morceau fabuleux, je me souviens encore que je m’imaginais dans un carrosse allant à vive allure à travers les forêts d’Allemagne par un sombre temps, en entendant au loin la canonnade de notre empereur, tout presser que j’étais par mon malheur romantique, les chevaux tout prêt à rendre l’âme. Que j’étais enfant, un enfant qui avait son monde à lui, fait de l’Histoire, j’étais sans aucun doute unique au monde ^^ .

Où est passé cet ado si passionné ? A t il perdu ces illusions sur ce monde ? Sans doute oui, bien qu’il m’arrive encore de me retirer dans mon monde. Il n’y a vraiment que la musique classique qui puisse me mettre dans un état pareil, c’est véritablement une musique qui parle à l’âme, j’ai découvert la sixième grace au film “Soleil vert”, film ô combien pessimiste qui à l’époque m’avait beaucoup tourmenté. Sinon j’ai bien fini mon ménage :-p , avec du retard mais tout est fait et j’ai vraiment passé un moment fabuleux en compagnie de Beethoven, mes souvenirs et de mon imaginaire. Voici pour vous 2 extraits des sixième et septième symphonie de Beethoven.

Perdu

Lorsque j’étais ado, j’avais une très grande passion, l’histoire, je dévorais littéralement les livres d’histoire, tout mes cadeaux d’anniversaire et et de noël étaient consacrés à l’histoire. Je préférais la période allant de 1789 à 1815 et en particulier Bonaparte et le consulat, je vouais une admiration particulière à cet homme, j’arrivais même à étonner mes profs d’histoire. Tout à l’heure par hasard, je suis tombé sur un site lui étant consacré et il y avait un quizz, je l’ai donc fait et je me suis aperçu que j’avais oublié énormément de choses et que je mélangeais le reste, je n’eus que 50 % de bonnes réponses, autrement dit rien du tout. Cela m’a foutu une claque car je sais qu’à l’époque je connaissais les réponses, ce qui veut dire que j’ai presque tout perdu, tout ce savoir accumulé pendant des années et évanoui comme ça…

Il faut dire que je ne m’en servais pas, la faute à un système scolaire de merde qui fait qu’on enfonce les élèves au lieu de les encourager là où ils sont doués et puis aussi sans doute un peu de moutonnerie de ma part. J’étais un élève très moyen au collège et à cette époque, les gosses comme moi n’avions pas le choix, la filière générale nous était automatiquement fermée, on nous “orientait” vers le technique, au mieux vers un bac technologique au pire vers un cap, on était jugé trop con pour faire autre chose, “les études générales, mais vous n’y pensez pas, votre fils ne tiendra jamais, il lui faut faire des études en rapport avec son niveau intellectuel !”. Voilà pourquoi je fus orienté vers une filière technologique où je me suis fait royalement chier malgré de très bons résultats, études d’ailleurs qui ne m’ont absolument jamais servi et contrairement à ce que pensaient les profs, j’ai rencontré surement plus d’intelligence parmi les “techniques”  qu’ailleurs. Vert paradis des amours enfantins.

Pourquoi ne pas les poursuivre aujourd’hui ? J’ai fini ma scolarité tout de suite après mon bac, je n’en pouvais plus des bancs de l’école, école du prêt à penser, prêt à digérer et je crois que cela m’est resté, j’aurais l’impression de régresser quelque part, ou peut être n’ai je pas envie d’admettre que ma vie professionnelle est un échec, ben oui en 10 ans je ne me suis pas encore servi de mon cerveau, il faut le faire, non ?, peut être ai je peur d’entrer dans un système scolaire prêt à me broyer de nouveau, peut être suis je tout simplement un peu feignant sur les bords ce qui n’est pas impossible non plus. Vous dire pourquoi je ne reprendrai pas des études d’histoire par exemple, je ne saurai vous le dire, mais je sais qu’il y a un blocage quelque part, je ne suis pas prêt, le saurais je un jour ? Mystère.