Des souris et des hommes

Pour changer, j’ai décidé de lire un roman et non une biographie historique, il s’agit de “Des souris et des hommes” de John Steinbeck que m’a chaudement recommandé (doux euphémisme) Folger à d’innombrables reprises :-p . Alors que dire, tout d’abord qu’il y a une bonne préface de Joseph Kessel où il explique le titre ensuite que c’est un roman assez mince qui pour moi a tout l’air d’une nouvelle, mais bon, n’y connaissant rien je ne m’étendrai pas dessus. On est tout de suite dans l’histoire, pas d’introduction, pas de fioriture inutile et ça j’avoue que j’aime bien, j’ai également beaucoup aimé le fait que de suite l’auteur en quelques mots nous brosse un tableau réaliste sans pour autant porter de jugement sur ses personnages, cela m’a permit de visualiser des images dans ma tête des différentes scènes du roman. Son style est direct, ciselé, très brut, mais en même temps on y sent beaucoup de finesse, les mots sonnent juste, c’est un roman prenant qui se lit sans difficultés.

Au début du roman, j’avoue que j’ai eu une mauvaise surprise car on devine assez rapidement la fin (sans pour autant en dévoiler tout les dessous) et cela m’a un peu chagriné sur le coup, mais je me suis aperçu que malgré l’absence de suspens ben je dévorais chaque page en espérant que mes craintes n’étaient pas fondées, comme si je souhaitais que l’inéluctable n’arrive pas. On s’attache vite à lennie et ce n’est qu’à la fin que l’on s’aperçoit que l’on s’était aussi attaché à george et que l’on voit véritablement l’amour qui liait ces 2 êtres. Je me suis interrogé sur la fin, est ce de l’amour, est de la haine (pour avoir briser leur rêve), ou est ce de l’égoïsme (pour pouvoir avoir une vie normale) ? Pour ma part, j’ai envie de croire que se fut de l’amour, oui un amour intense pour un acte intense, je suis sans doute trop optimiste, néanmoins je trouve que malgré l’amour, cet acte a de la cruauté en lui, comme si parfois la vie prenait un malin plaisir à briser les hommes… Un roman à lire absolument.