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En ce moment je dois avouer que cela ne va pas fort et malheureusement pour un tas de raisons, la pire si je puis dire, c’est le fait que j’ai de nouveau ce besoin d’être père. De nouveau, je devrais dire que ce désir a encore surgi des profondeurs où je l’avais enfoui, en faire le deuil est dur, je ne pensais pas que cela serait aussi dur au départ, pas facile quand on voit une charmante petite tête blonde dans l’ascenseur ou qu’un couple d’amies de mon homme donne naissance à une petite fille, non ce n’est pas évident. De plus je ne veux pas en parler, cela ne sert à rien, je n’ai plus envie d’entendre les gens me donnaient une opinion toute faite sans savoir de quoi ils parlent, sans comprendre exactement mon désir et tout le questionnement qui va avec. Pourquoi j’en parle içi ? Ben simplement parce que ce blog a toujours eu une fonction cathartique pour moi.
J’ai de plus en plus de mal à communiquer en ce moment, je me referme comme une huitre, je n’ai plus envie de parler de moi à ceux que je connais, plus envie de ressasser les mêmes problèmes, les mêmes interrogations, toujours le même blabla. C’est comme si j’étais mort à l’intérieur, comme si je ne ressentais plus rien, je n’ai plus envie de ressentir à vrai dire, j’ai l’impression de tout faire mal, j’ai l’impression que chaque fois qu’il a ses crises aigües cela me rapproche un peu plus du précipice, comme quelque chose d’inéluctable, un jour je ne me relèverai pas, je le sais… Des amis, oui j’en ai bien sur mais que peuvent ils, rien malheureusement, au mieux ils s’en moquent, au pire, cela va les rendre triste eux même et c’est moi qui devrait encore gérer cela, alors non merci…
Je porte un masque voilà tout, j’en ai si souvent porté, en voilà un de plus que je n’enlève plus ces temps çi, jusqu’à quand ? jusqu’au bout j’espère. Le bout, la fin, le terminus, je l’entrevois de plus en plus comme une délivrance, comme une douce lumière que j’appelle de mes vœux, c’est présent chaque jour, chaque jour…
On ne peut pas dire que cela aille bien en ce moment, cela fait des jours que je fais des cauchemars. Je rêve de suicide, de meurtres et d’attentats, j’ai rêvé que mon homme se suicidait lentement sous mes yeux, c’était tellement horrible, que j’en pleurais à chaudes larmes dans mon rêve et je me suis réveiller en sursaut en pleurant, c’était tellement intense que j’ai mis quelques minutes pour me remettre tout à fait, se fut vraiment bizarre et encore je ne me souviens pas de tout. L’autre rêve qui m’a un peu marque est celui où je me trouvais dans une ruelle assis dans la rue sur une chaise dans un meeting en train de parler assez vivement avec un ami mais je ne saurais pas dire lequel et tout d’un coup un attentat se produisit, explosion et coup de feu, je ne sais pas, mais je savais qu’Hitler était mort, bizarre non ? Il parait que rêver d’un vivant qui meurt cela lui rajoute 7 ans de vie…
Cela ne va pas fort, mon meilleur ami est loin et il me manque atrocement mais la réciproque n’est peut être pas vrai enfin je ne sais pas, il a peut être du mal à l’exprimer… J’ai un autre ami qui ne va pas bien, je le ressens très fortement mais il refuse toujours de se confier pleinement, pourquoi je ne sais pas trop, je crois qu’il a peur de sa propre sensibilité, je ne sais pas mais je sens que quelque part j’ai peur de le “casser”, c’est bizarre comme sensation, j’aimerais tellement l’aider mais je ne dois pas trop en faire. Et puis il y a mon homme, il est très souvent malade en ce moment, toujours mal au ventre je me demande bien pourquoi je lui demande pourquoi ça va, la réponse est toujours la même, non bien sur, toujours prévoir le temps qu’il va faire pour sortir, toujours faire attention au soleil, à la lumière, à ce qu’il mange, c’est comme une absence de liberté, ou plutôt une absence d’insouciance sans compter son moral qui fait de sacré yoyo et c’est vraiment très usant je trouve, j’ai peur qu’un jour cela ne passe plus, j’ai ai marre de tous cela…
De plus je m’aperçois que mon point de vue sur le couple change de plus en plus, de classique je suis passé à ouvert et maintenant je sens que cela va vers le très ouvert (trop?). J’ai de plus en plus besoin d’espace de liberté et je supporte de moins en moins toutes les petites contraintes liées au couple, quand au couple fusionnel, je n’en parle même pas, cela m’a toujours gonflé mais alors là je ne peux plus le voir en peinture. Alors est ce bien, est ce mal je ne sais pas trop, est ce du à sa maladie, je ne sais pas non plus, c’est juste quelque chose que je sens en moi, j’ai envie de prendre mon temps mais de le faire seul tout en sachant qu’il y a quelqu’un, bizarre non, je sais, je le suis de plus en plus aussi
. Donc voilà, j’ai l’impression de tourner au ralenti, de tout faire de travers avec tout le monde, de n’être à ma place nul part et surtout avec personne…
On dit qu’un bonheur n’arrive jamais seul, c’est vrai il est venu, avec un malheur. Ce bonheur, c’est mon meilleur ami qui connait enfin un peu de bonheur et cela me fait véritablement très plaisir pour lui car il le mérite vraiment, mais je ne vais pas m’étendre, on va encore me dire que je ne suis pas objectif
. Et le malheur, c’est sa maladie, toujours et éternellement sa maladie (non pas de mon meilleur ami), c’est chiant, usant, fatiguant aussi bien pour lui que pour moi. Il m’arrive de baisser les bras et ce week-end se fût le cas, plus envie de me battre, plus envie d’être ce pilier inébranlable, plus envie de rien du tout, je n’ai même pas mangé c’est pour dire. C’est étrange d’être dans ces moments là, on voit la vie autrement, plus rien n’a d’importance, même pas soi. Beaucoup de questions, trop d’interrogations, trop de liberté d’âme, pas vraiment envie d’être aider, quoique.
Non, je n’ai pas demandé l’aide de mon meilleur ami, quel ami aurais je été pour lui gâcher son si grand bonheur ? Je m’y suis absolument refusé. Alors quoi, ben rien, je n’ai pas demandé d’aide, les mots auraient été trop fort pour les autres, un foulard m’a juste fait oublié quelques heures mon état, ce qui fût déjà bien. Alors qu’en est il ? Sa maladie ne s’est pas envolée, elle sera toujours là, mais son sourire fut comme un rayon d’espoir, alors oui, je ne vais pas super bien, pas mal non plus (quoique) mais je m’accroche et j’essaye de remonter la pente petit à petit, qui disait déjà que “petit à petit on devient moins petit” ?


Blablatages