Le chevalier du cygne

Depuis quelques temps j’écoute encore plus de musique que d’habitude et surtout de la musique classique, c’est comme si je m’évadais de ce monde et à cette occasion j’ai redécouvert Wagner, j’ai redécouvert son univers féérique, romantique. Je l’ai redécouvert par hasard en transférant un vieux CD sur mon mac.

Je suis tombé amoureux du prélude de l’acte 1 de Lohengrin, quelle beauté, je m’intéresse beaucoup à l’Allemagne en ce moment, j’écoute Wagner, j’ai lu des livres sur l’Allemagne durant l’entre 2 guerres et je dois dire que la musique de Wagner m’a aidé à comprendre une certaine ambiance ou plutôt une certaine psychologie des hauts dirigeants nazis car tous s’y réfèrent plus ou moins. Je trouve cette époque passionnante, entendons nous bien car les imbéciles sont légions, je la trouve passionnante dans les faits qui ont pu amener monsieur tout le monde à commettre les pires atrocités, mais je n’approuve ni ne cautionne d’aucune manière que se soit le régime nazi, ses dirigeants et les abominations qu’ils ont commises.

Je pourrais passer mes journées entières à lire des livres sur l’Allemagne nazie et sur ses dirigeants, comment a t on pu en arriver là, voila qui me passionne vraiment et je pense que les réponses se trouvent dans les personnes, voila pourquoi je pense lire cette année toutes les biographies des hauts dirigeants nazis, je veux savoir, je veux comprendre, je pense que j’ai raté ma voie, j’aurais du me faire chercheur en histoire, spécialité : le régime nazi. J’ai beaucoup appris avec la bio que je suis en train de lire, mais j’en parlerais quand je l’aurai fini. Je pense tout le temps à lire ces livres, j’ai hâte le matin en me levant de reprendre là où je les avais laissés, je dévore littéralement, comme j’aurais aimé avoir le temps de tout relire. J’aime ce que je trouve dans Wagner, une grande mélancolie, une impression de fin du monde et surtout une aspiration à quelque chose de plus grand, de plus vertueux.

Avec mon homme, voilà ce qui m’intéresse vraiment, quand au reste je suis devenu distant, tout est pour moi d’un profond ennui.

Un grand mystère

C’est fou comme la musique peut éveiller des sentiments chez l’être humain, il est souvent tel un serpent hypnotisé devant le charmeur. Tantôt elle peut vous plonger dans le passé, vous souvenir que lorsque vous étiez enfant, vous pouviez voir votre mère hurlait et dansait comme une groupie et découvrir une mère jusqu’alors inconnue et même l’admirer du haut de votre jeune âge, elle peut aussi vous mettre dans un profond état d’euphorie ou de bien être ou alors vous plonger dans les pire abîmes… Comment, oui comment une succession de sons peut elle nous mettre dans de tels états et éveiller en nous des sentiments si contradictoires et si forts, elle est pour moi la forme d’art la plus puissante qui soit. Je trouve cela très étrange, quelles raisons nous poussent à cela, à écouter telle ou telle chanson suivant notre humeur, quelle force nous pousse à écouter des musiques qui finalement mettent à nue notre âme, nous font couler des larmes de joie ou de tristesse, quelle est cette force d’une puissance que si peu peuvent lui résister et comment notre mémoire peut elle avoir un morceau en tête durant des jours et des jours sans discontinuer… Quelle magie est ce là ?

Réminiscence

Je me souviens avoir penser l’autre jour que je ne faisais plus depuis un moment le ménage en musique, alors cet après midi j’ai décidé de faire le ménage en musique, j’ai mis longtemps à trouver ce que je voulais écouter et j’ai finalement pris au hasard de la musique classique, enfin plutôt romantique, et je m’aperçus que cela faisait une éternité que je n’en avais pas écouté. Me voilà en train de faire la poussière en écoutant la sixième symphonie de Beethoven, dite “pastorale”, et mon dieu quel bonheur, cela très longtemps que je n’avais pas été aussi bien. Je me suis tout un coup senti replonger dans le passé, dans ce dix-neuvième siècle que j’adore tant et tout m’est revenu en mémoire, la première fois réellement où je fus subjugué par la musique classique, c’était avec la Jupiter de Mozart qu’un ami m’avait fait découvrir chez lui, c’est étrange d’ailleurs c’est très souvent à un homme que je dois de telle découverte, titou m’attirait beaucoup aussi… :mrgreen:

Bref, je me suis aussi rappelé le plaisir que j’éprouvais en lisant Balzac ou Dumas (oui folger j’ai lu :-p ), tout plongé que j’étais dans ce siècle extraordinaire, fait de passion, de musique, de littérature, de romantisme, de peinture, de liberté et de grandeur. Tout va tellement bien ensemble, je me souviens même des frissons, des rictus et des ricanements nerveux que j’éprouvais parfois en lisant Bonaparte et Napoléon d’andré Castelot ou encore la Révolution française d’Alain Decaux ou François Furet, je devais être le seul ado au monde à quasiment jouir de bonheur dans son lit, sous sa couette, en lisant Castelot, plus rien n’existait, ni la nuit, ni les heures, ni les devoirs, et encore moins les autres, rien, seul compter l’Histoire, son histoire, pour moi c’était presque un roman de suspens tellement j’avais hâte d’être au lendemain soir pour continuer, quel plaisir j’avais…

Je me rappelais aussi toutes ces peintures vues, toutes ces sculptures, et tout ces films ou feuilletons traitant de ce siècle fabuleux. Je me souviens aussi de mes rêveries d’adolescent quand j’écoutais cette musique romantique, notamment ce morceau de la septième symphonie de Beethoven, quel morceau fabuleux, je me souviens encore que je m’imaginais dans un carrosse allant à vive allure à travers les forêts d’Allemagne par un sombre temps, en entendant au loin la canonnade de notre empereur, tout presser que j’étais par mon malheur romantique, les chevaux tout prêt à rendre l’âme. Que j’étais enfant, un enfant qui avait son monde à lui, fait de l’Histoire, j’étais sans aucun doute unique au monde ^^ .

Où est passé cet ado si passionné ? A t il perdu ces illusions sur ce monde ? Sans doute oui, bien qu’il m’arrive encore de me retirer dans mon monde. Il n’y a vraiment que la musique classique qui puisse me mettre dans un état pareil, c’est véritablement une musique qui parle à l’âme, j’ai découvert la sixième grace au film “Soleil vert”, film ô combien pessimiste qui à l’époque m’avait beaucoup tourmenté. Sinon j’ai bien fini mon ménage :-p , avec du retard mais tout est fait et j’ai vraiment passé un moment fabuleux en compagnie de Beethoven, mes souvenirs et de mon imaginaire. Voici pour vous 2 extraits des sixième et septième symphonie de Beethoven.